dimanche 26 février 2012
DIALOGUE ENTRE PERCY JACKSON ET LE DIEU APOLLON
Extrait du Carnet bleu. Je vous ai déjà parlé de la saga de l'écrivain américain Rick Riordan, d'où a été tiré le film "Percy Jackson et le voleur de foudre". Un 2ème film est en cours d'adaptation et sortira en 2012 ou 2013. Je me suis régalé à lire en anglais toute la série et j'ai beaucoup apprécié l'humour qu'il y avait dans cette réplique entre Percy (Persée) et le dieu Apollon, présenté par Riordan comme un "golden boy" assez superficiel qui adore les grosses cylindrées et arbore des Ray-Ban :
"- Apollo : Seek out Nereus, the old man of the sea. He has a long memory and a sharp eye. He has the gift f knowledge sometimes kept obscure from my Oracle."
- Percy : But it's your Oracle ! I protested 'Can you tell us what the prophecy means."
- Apollo sighed : 'You might as well ask an artist to explain his art, or ask a poet to explain his poem. It defeats the purpose. The meaning is only clear through the search."
- Percy : In other words, you don't know !" (Percy Jackson and the Titan curse, p. 148)
" - Apollon : Cherche Nereus, le vieil homme de la mer. Il a une mémoire phénoménale et un oeil acéré. Il a le don de savoir ce qui reste parfois caché à mon oracle [la Pythie].
- Percy : "Mais c'est ton oracle ! protestai-je. Ne peux-tu pas nous dire ce que signifie la prophétie?
- Apollon soupira : "C'est comme si tu demandais à un artiste de t'expliquer son art ou de demander à un poète de t'expliquer son poème. C'est anti-productif. Le sens ne devient clair qu'à travers la quête.
- Percy : En d'autres mots, tu n'en sais rien !"
Je trouve cet échange savoureux et plein d'humour entre le jeune Percy et l'immortel Apollon mais cela va plus loin : en effet, la plupart du temps l'artiste ou le poète sont bien en peine d'expliquer pourquoi ils ont choisi telle couleur ou tel mot plutôt qu'un autre et pourquoi ils les ont associés pour en faire une oeuvre unique.Quant aux visions, aux oracles et aux prophéties... leur sens en effet ne devient clair qu'au fur et à mesure du déroulement de la quête.
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DANSE : EXTRAIT DU FILM "PINA" DE WIM WENDERS
Je place ici cet extrait trouvé sur You Tube qui est l'un des beaux moments du film de Wim Wenders "Pina" que, par ailleurs, j'ai trouvé très inférieur au magnifique "Rêves dansants" beaucoup plus sincère et nettement plus révélateur du talent de la chorégraphe allemande.
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PHOTOS TRES ORIGINALES D'HEIDI ANN MORRIS
© Heidi Ann Morris (authorized reproduction)
En fouinant sur internet, je viens de tomber sur des photos très originales, celles d'Heidi Ann Morris
Elle m'a autorisé à reproduire celle-ci.Si je l'ai sélectionnée parmi beaucoup d'autres, toutes très originales, c'est parce qu'elle a été prise à Taunton. Cela ne vous dit peut-être rien, mais pour moi, si. Taunton est situé dans le sud-ouest de l'Angleterre et est au centre de la Trilogie de Corlay.
Cette photographe anglaise très créative utilise ce qu'elle appelle "Her Glastonbury eye" ("Son oeil de Glastonbury") qui semble être une sphère-miroir qu'elle tient dans la main ou qu'elle pose sur un support.
En vous rendant sur sa galerie, vous pourrez en trouver beaucoup d'autres tout aussi créarives et intéressantes. Bonne visite... http://www.redbubble.com/people/heidiannemorris
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samedi 25 février 2012
CARNET BLEU
C'est comme avec une histoire d'amour : il y a des hauts et des bas. Je me rends compte que je n'ai plus cité mon carnet bleu depuis pas mal de temps. Si vous croyez que c'est parce que je lui en veux d'avoir disparu pendant quelque temps, non, c'est une erreur. Je lui en veux d'autant moins que c'était moi le fautif. Alors, me direz-vous, pourquoi tu n'en parles plus ? Est-il au Purgatoire ? Que nenni... C'est que, ces jours derniers, j'ai été très occupé par la rédaction du dernier numéro de Cévennes Terre de Lumière, mais ça y est, c'est presque terminé, et je vais pouvoir passer à autre chose pour le trimestre en cours. Une fois que le bulletin sera chez l'imprimeur, je me mettrai à préparer mon intervention pour "Le printemps des poètes" à Saint-Jean de Pourcharesse, le 18 mars. Ce sera pour moi une grande première. Enfin, pas vraiment. Je renouerai plutôt avec une expérience vécue lorsque j'étais enseignant aux Canaries... Nous en reparlerons. Comme il est tard, je ne veux pas m'éterniser. J'étais juste parti, ce soir, pour citer un extrait de mon fameux Carnet bleu. Donc, voilà, c'est parti, je me lance, un peu au hasard :
"Mon bonheur, je le trouve dans cet autre monde de mes rêves, du fantastique et de l'imaginaire. J'ai toujours en moi un manque, une absence, une nostalgie d'autre chose, d'autres mondes, d'autres temps, d'autres musiques, d'autres couleurs... Je les cherche sans cesse au hasard des rencontres, des films que je vois, des lectures que je fais, des disques ou des musiques que j'écoute... Je les trouve dans l'Arrière pays d'Yves Bonnefoy, dans l'expression, comme une surprise figée pour l'éternité des personnages de Piero della Francesca, dans la poésie de Rainer Maria Rilke ou de Pablo Neruda... Grâce à eux, je ne suis pas seul, et cela me permet de vivre et de continuer à chercher mon chemin. Je terminerai cet extrait par une citation de "L'attrape coeur" (désolante traduction du titre original de Salinger, The catcher in the rye) : "Tous les soirs quand je m'endors, je pars..." J'ai écrit un poème qui s'intitule ainsi. Je le lirai peut-être à St. Jean-de-Pourcharesse...
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MUSIC/MUSIQUE : PHIL COLLINS "IN THE AIR TONIGHT"
Désolé pour la mise en scène un peu gandiloquente mais la qualité de la vidéo et du son vaut le coup d'attendre un peu. Have a nice time !
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mercredi 22 février 2012
MUSIC/MUSIQUE : "DARKNESS" BY LEONARD COHEN
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jeudi 9 février 2012
NOUVEL HYMNE DES ENFOIRES 2012 "UN JOUR DE PLUS AU PARADIS"
Voici le clip des Enfoirés 2012 : "Un jour de plus au paradis" emprunté à la célèbre chanson de Phil Collins "Another day in paradise". Cependant, j'ai beau savoir que ces concerts permettent de soutenir de manière substantielle les Restos du Coeur et fait aussi qu'on ne les oublie pas, je suis de plus en plus gêné quand je vois le déploiement de décors et de costumes chaque année plus délirants, les artistes (parmi lesquels certains, talentueux certes, mais dont les revenus figurent parmi les plus élevés du pays, comme Jean-Jacques Goldman,Yannick Noah, Pascal Obispo, etc.) je trouve que vis-à-vis de gens qui survivent dans la rue ou dans la misère et que les Restos du Coeur aident, tout cela est tout simplement indécent et de plus en plus insupportable.
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dimanche 5 février 2012
OBJECTION DE CONSCIENCE : "IN THE ARMY NOW BY STATUS QUO
C'est le commentaire d'un lecteur italien sur un de mes posts de 2009 qui m'amène à aborder ce sujet de l'objection de conscience dont on parle peu actuellement bien qu'elle soit toujours d'actualité. Il y a en effet toujours, de par le monde, des conflits et des guerres avec tout leur cortège macabre et beaucoup de jeunes gens se refusent, souvent au péril de leur vie, à "servir dans l'armée", pour utiliser une formule Ô combien trompeuse. Le commentaire avait trait à un post publié au sujet de l'hymne choisi par les Enfoirés pour la campagne des Restos du Coeur de 2009. Ils avaient repris un vieux tube remontant à la contestation des années 70-80 contre la guerre du Vietnam qui était devint un tube international : "In the army now". Elle était interprétée par un groupe anglais du nom de Status quo. Le groupe, créé par Francis Rossi et Alan Lancaster, alors qu'ils étaient lycéens en 1962 sous le nom de "The Spectres" est devenu "Status quo" en 1969 et, 40 ans après, il existe toujours et donne toujours des concerts et s'engage pour des causes humanitaires. En 2010, la chanson "In the army now" a été reprise par Status Quo et les bénéfices versés à la Fondation pour les forces armées (British Forces Foundation) et Help for heroes, deux "charities" (associations humanitaires) destinées à venir en aide aux vétérans de l'armée britannique. A l'origine, la chanson "In the army now" avait été créée et interprétée par deux musiciens allemands, les frères Rob and Ferdi Bolland (Bolland and Bolland) [la majeure partie des liens avec Wikipedia sont en anglais car les versions françaises sont beaucoup moins développées mais, de l'article anglais, vous pouvez aisément sonsulter les autres langues].
La chanson est, hélas, plus que jamais d'actualité !
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mercredi 1 février 2012
MUSIQUE/MUSICA : HOMMAGE A MONSERRAT FIGUERAS
Avec la fin de l'année 2011, une grande voix s'est éteinte, celle de la soprane catalane Montserrat Figueras. Née en 1942 à Barcelone, elle est morte d'un cancer le 23 novembre 2011 dans sa ville de naissance. Depuis 1968, elle était mariée à Jordi Savall. Ils fondèrent ensemble, en 198, la Capella Reial de Catalunya, un orchestre formé d'instruments anciens et dédié à l'interprétation la plus rigoureuse de la musique ancienne espagnole et catalane. Dans le cadre de cet orchestre exigeant, elle interpréta et enregistra en particulier des chants issus du répertoire sacré du Moyen-âge. Pour moi, sa voix pure et chaleureuse restera à jamais liée à son exceptionnelle interprétation du Chant de la Sibylle (Cant de la Sibil, en catalan), issu des plus anciennes traditions antiques, miraculeusement conservées à la cathédrale de Majorque. Dans sa version la plus récente (XVe siècle), ce chant fait référence à l'annonce faite par la Sibylle, à la fin de l'empire romain, de la venue du Christ. Ce chant continue à être interprété lors des Matines de Noël, la nuit du 24 décembre, dans toutes les églises de Majorque et dans quelques églises de Catalogne.
Voici le début du chant, d'abord en catalan, puis en français :
Al jorn del judici
parrà el qui haurà feyt servici.
Un Rey vendrà perpetual
del cel vindrà per a jutjar
i a cada u lo just darà
Au jour du jugement
pour celui qui aura bien servi
du ciel viendra un roi éternel
pour juger et donner à chaque juste son dû
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CARNET BLEU : CHAP. 5 (LES RETROUVAILLES)
Il est temps de vous dire que mon fameux carnet bleu est réapparu, il y a quelque temps déjà, depuis le 1er janvier exactement.
Il était en effet dans la maison (où pouvait-il être d'autre ?) coincé entre des DVD dont il a le format. Trop bien rangé en fait. Comme toutes les personnes désordonnées, je suis un "rangeur" compulsif. De temps en temps, lorsque je me suis laissé envahir par le désordre, je range... Et alors, là, ça devient assez dangereux. Car ranger relève alors de l'obligation, de l'urgence, et j'ai tendance, dans ces cas-là, soit à jeter (quitte à jeter des documents dont je regretterai la perte), soit à placer les choses par ordre, par taille, mais pas forcément en y ayant réfléchi). Je n'en suis jamais cependant arrivé, comme certains, à mettre des chaussettes dans le panier à légumes du réfrigérateur ou autres faits plus cocasses, mais enfin, il m'est arrivé de faire des choses tout aussi idiotes ! Et après, je cherche...
Pour en revenir à ce fichu carnet, il est donc réapparu le 1er de l'an. Faut-il y voir un signe ? Nous sommes le premier jour de la nouvelle année et peut-être cela signifie-t-il que je vais me remettre à écrire (ou à peindre). J'ai déjà écrit trois nouveaux poèmes, que je viens de finaliser. Et je voudrais pouvoir enfin me consacrer à terminer le livre que j'ai commencé à écrire dans les années 80... J'espère en avoir le temps et le courage.
Je confluerai pour aujourd'hui par une citation du livre de Marien Defalvard, "Du temps qu'on existait", dont je vous ai déjà beaucoup parlé :
"Et quand, autour de moi, on parlait de la rapidité du temps, de l'effroi, des deuils, des brisures de l'amour, je pensais qu'on plaisantait (...)" (p. 50)
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mardi 31 janvier 2012
BALTASAR GARZON TRADUIT DEVANT LA JUSTICE POUR AVOIR ENQUÊTE SUR LES CRIMES DU FRANQUISME !
Où que ce soit, la démocratie et la justice sont bien malmenées. En Espagne, le juge Baltasar Garzon, juge intègre et respectable s'il en est, est traîné en justice car il a osé enquêter sur les crimes contre l'humanité pratiqués par le franquisme. Ce même juge avait enquêté sur la dictature de Pinochet qui, bien que condamné et reconnu coupable de crimes contre l'humanité, enlèvements, tortures, a été autorisé, par les Anglais, à finir tranquillement sa vie au Chili, "pour raisons humanitaires". C'est absolument honteux.
Une première pétition de plus de 20 000 signatures avait été transmise au gouvenement "socialiste" Zapatero qui n'en a tenu aucun compte. Une nouvelle pétition internationale a été ouverte sur Avaaz. Elle a rassemblé à ce jour plus de 135 000 signatures. Ajoutez-y la vôtre et faites connaître cette iniquité autour de vous.
Pour en savoir plus sur le juge Baltasar Garzon (en fançais), en espagnol
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lundi 23 janvier 2012
ARTS : EXPOSITION CATHELIN A MONTELIMAR
Dimanche, je suis allé voir la rétrospective consacrée au peintre Bernard Cathelin au Centre d'art contemporain Saint-Martin, à Montélimar. Devant son succès, cette exposition, qui ne devait avoir lieu que de juin au 2 octobre 2011, a été prolongée jusqu'au 28 février 2012. Si vous n'y êtes pas encore allé, dépêchez-vous car ce serait vraiment dommage de rater une telle occasion : immenses toiles, lithographies, tapisseries, aux couleurs flamboyantes principalement inspirées par la Drôme et ses champs de lavande, le Vercors et ses tons bleus, l'Espagne, le Mexique, le Japon, mais aussi Venise. C'est un enchantement !
Cathelin était drômois. Il est décédé en 2004. Il a laissé une oeuvre importante, exigeante, magnifique qui fut exposée dans le monde entier, Paris, les Etats-Unis, le Japon, la Chine, la fondation Giannada à Martigny, etc. C'était un ami de Matisse.
Centre d'art contemporain Saint-Martin à Montélimar, tous renseignements ICI,
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THE ANONYMOUS : LA RIPOSTE A LA FERMETURE DE MEGAUPLOAD
L’ampleur de la mobilisation en ligne de ces derniers jours est sans précédent ; à tel point que le Congrès américain a repoussé le vote de ses lois anti-piratage pour en modifier le contenu. Les soutiens à ces lois se retirent un à un, d’autant que la fermeture de Megaupload les a rendues encore plus impopulaires. En France comme ailleurs, de plus en plus de formations politiques s’affichent plus fermement pour la neutralité du Net.
Mercredi, de nombreux sites Internet s’étaient parés de noir en signe de contestation. D’autres encore comme Wikipédia se sont carrément rendus inaccessibles aux Etats-Unis. Puis la fermeture sans jugement de Megaupload est devenue le fer de lance de la contestation contre ces lois. Elle a cristallisé la colère et le mouvement s’est étendu dans le monde entier, englobant notamment les lois Hadopi ou son équivalent Belge.
Le coeur du message est que les gouvernements, au nom de la lutte contre le piratage, acceptent que les industries de la culture, autrement dit les Majors, s’érigent en principaux censeurs du Net. Avec des outils comme les technologies de filtrage. Soit les fournisseurs d’accès Internet ont l’obligation de bloquer l’accès aux sites que les ayants-droits jugent contrevenants, soit ils ont carrément la possibilité d’analyser ce qui se transfert sur Internet pour juger de ce qui est permis ou non. C'est-à-dire leur accorder un droit de regard sur tout ce qui s’échange. Ce serait sacrifier l’indépendance d’Internet au profit unique de l’intérêt financier de quelques Majors.
Ce qu’est en train d’obtenir Anonymous et les internautes en général, c’est une victoire dans le maintient d’un Internet libre et neutre. L’ampleur de la contestation et les dégâts potentiels ont montré que s’attaquer à la neutralité et à l’indépendance d’Internet ne se ferait pas sans douleur.
Outre cette démonstration de force, les Anonymes tentent de faire passer un autre message : la culture se partage, et ce n’est pas cet échange libre qui la met en danger. Ni la culture, ni l’industrie culturelle. En s’attaquant aux Majors, ils ont mis à dispositions quelques informations intéressantes. Ils ont notamment publié 560 documents glanés sur les serveurs d’Universal. Pascal Nègre, le PDG d’Universal Music France, est certainement l’un des plus grands pourfendeurs du piratage expliquant que cela met en péril « la culture ». Pourtant en 2005, âge d’or du P2P avec Kazaa et Emule, les résultats d’Universal sont étonnants pour une entreprise en péril :
Résultat net ajusté 2005 de 2 078 millions d’euros, en hausse de 55%.
Résultat d’exploitation de 3 746 millions d’euros, en hausse de 14 % en base comparable, grâce à la bonne performance de tous les métiers. Résultat net de 3 154 millions d’euros.
Dividende de 1 euro par action, en hausse de 67% (soit un montant total distribué aux actionnaires de 1,15 milliard d’euros)
Et comme le pointe Reflets, on trouve également chez Universal un beau travail « d’optimisation » dans des paradis fiscaux…
Les manifestations en ligne se poursuivent. Après le site du FBI, les Majors, l’Elysée, la Maison Blanche et les ayants-droits, Anonymous entend continuer l’opération et espèrerait même bloquer la bourse de New York.
Partage et business de la culture
Les Majors se méfient de la dématérialisation car c’est la porte ouverte aux indépendants. Lorsqu’ils vendent un disque en magasin, leur marge est assurée et l’artiste a besoin de leur chaine de production, de promotion et de distribution. Internet chamboule le tout : n’importe qui peut, avec un peu de matériel, enregistrer et vendre ses MP3. Quant aux offres légales, les Majors sabotent les initiatives de Deezer (site d’écoute de musique gratuite) par exemple, car leurs marges y sont beaucoup plus faibles. C’est pourquoi l’industrie de la culture laisse un vaste espace libre aux initiatives malhonnêtes comme Megaupload qui s’est fait, rappelons-le, 175 millions de dollars. Preuve que les Internautes sont prêts à payer, mais raisonnablement, pour la culture en ligne.
Seconde idée reçue à démonter, ceux qui partagent la culture en ligne sont parmi les plus gros consommateurs de biens culturels. Ils partagent, essayent et lorsque ça leur plait, ils achètent. Ce que prouvent une grosse vingtaine d’études rassemblées par la Quadraturedu Net."
Article provenant de : L’humanité.fr
Mobilisez-vous car la liberté de l'Internet est gravement menacée.
Pour en savoir davantage consultez : hyp3rion
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CINEMA : "LES NEIGES DU KILIMANDJARO" DE ROBERT GUEDIGUIAN
Courez voir ce film. Dans l'esprit de Marius et Jeannette. Il est superbe ! Voir ma critique sur Cinérock07
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dimanche 22 janvier 2012
CINEMA : LE FILM "PERSEPOLIS" FAIT PEUR AUX ISLAMISTES
J'ai appris par mon cher Télérama que le film de Marjane Satrapi, "Persépolis", génial dessin animé réalisé en 2007 inspiré de la vie de la dessinatrice iranienne qui vit désormais en France avait été à l'origine de violences d'islamistes tunisiens envers la chaîne de télévision privée Nessma et son président Nebil Karoui. La Tunisie est libérée d'un tyran mais, hélas, pas des intégristes qui voudraient imposer au peuple tunisien leur vision étriquée et rétrograde de l'Islam. C'est tout ce que dénonce ce film d'une rare intelligence où l'on entend la délicieuse de notre grande Danielle Darrieux dans le rôle de la grand mère de Marjane, une forte persnnalité qui ne s'en laisse pas conter.
Pour plus d'infomations, voir l'article du Monde sur ces attaques contre la chaîne tunisienne et son président.
Pour plus d'infomations, voir l'article du Monde sur ces attaques contre la chaîne tunisienne et son président.
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MUSIQUE/MUSIC : LEONARD COHEN "First we take Manhattan"
And to go on with Leonard Cohen, this wonderful and strange song : "First we take Manhattan"
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vendredi 20 janvier 2012
CARNET BLEU - CHAP. 4 : LES VACANCES DE NOËL SE PROLONGENT (Chap. 4)
Je vous parlais des auteurs qui donnent envie d'écrire. Un autre auteur me vient à l'esprit. Il s'agit de Renaud Camus. Je ne sais si je vous en ai déjà parlé. J'étais tombé par hasard sur un livre de lui qui s'intitulait : "Roman roi". Il s'agissait de l'histoire inventée d'un monarque d'un petit royaume imaginaire du centre de l'Europe. Roman avait été chassé par une révolution et avait dû s'enfuir de son pays et errer à travers le monde, rêvant de retrouver son trône et son château séculaire. J'avais beaucoup aimé ce livre plein de nostalgie, bourré de références historiques réelles servant de base aux divagations de l'auteur. Je me suis aussi en quelque sorte identifié à ce Roman. Mon troisième prénom, que je dois à mon grand-père maternel (qui était aussi mon parrain) est Romain et c'est un pseudonyme que j'ai plusieurs fois utilisé (peut-être même dans la première version de ce blog avant d'adopter celui de "Dreamcatcher" = l'attrapeur de rêves). "Roman roi" était suivi d'un deuxième (et à ma connaissance dernier) volume intitulé "Roman furieux" où Roman, arrivé au bout de son errance, devenait fou parce qu'il finissait par se faire à l'idée qu'il ne pourrait jamais reconquérir son trône ni retrouver son passé définitivement noyé dans les remous de l'Histoire (à suivre)...
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ATTAQUE SANS PRECEDENT DU GOUVERNEMENT US CONTRE LES "OPEN SOURCES"
Hier, en voulant vérifier quelques données sur un sujet qui m'intéressait, je suis allé sur la version anglaise de l'article que je consultais sur Wikipedia, l'encyclopédie libre (à laquelle je collabore chaque fois que je le peux). Quelle n'a pas été ma surprise de me trouver confronté à une annonce m'indiquant qu'en réponse à des attaques répétées aux droits fondamentaux ou au droit d'informer (reconnu dans le célébrissime 1er amendement de la Constitution des Etats-Unis) Wikipedia avait décidé, au côté de nombreux autres sites d'"Open sources", d'instaurer un black-out pour protester contre cette dérive du gouvernement fédéral. Aujourd'hui, j'apprends que la plateforme de téléchargement Mégaupload (que, personnellement, je n'ai jamais utilisée) a été fermée et ses serveurs saisis par le FBI. Tout cela est très grave et démontre une escalade dans l'attitude répressive de tous les gouvernements des pays démocratiques (ne parlons pas de ceux qui ne le sont pas !) qui, sous prétexte de protéger le droit d'auteur, deviennent le bras armé des puissances d'argent que sont les multinationales de la musique et du cinéma (entre autres), pour tenter d'endiguer un mouvement de libéralisation du droit d'accès de tous à la connaissance sous toutes ses formes. Nous devons absolument réagir.
Le peuple américain et les cyberutilisateurs du monde entier l'ont fait en manifestant leur mécontentement par millions et cette réaction aussi unanime qu'inattendue a fait reculer le pouvoir fédéral.
Par un article de Sébastian SEIBT, paru le 19/01/2012 sur France 24, nous apprenons que suite à la grève numérique de centaines de sites, des parlementaires américains ont retiré leur soutien à deux projets de loi controversés sur la protection des droits d’auteur. C'est une bonne nouvelle mais ne crions pas victoire pour autant. Il faut continuer à faire preuve de vigilance et réagir en permanence si nous ne voulons pas que les gouvernements nous privent d'un espace de liberté accessible universellement. Pour mieux comprendre ce qui s'est passé, je vous cite ici une grande partie de l'article très explicite de Sébastian Seibt :
"La grève numérique - ou opération black-out - de centaines de sites, dont la version anglaise de Wikipedia ou encore la célèbre plateforme de blogs Wordpress, mercredi 18 janvier, a porté ses fruits. Une vingtaine de parlementaires américains ont décidé de retirer leur soutien à deux propositions de loi controversées : la Sopa (Stop online piracy act), présentée devant la Chambre des représentants, et la Pipa (Protect intellectual propertyact), son pendant devant le Sénat.
La cyber-action coup de poing avait été initiée mercredi 18 janvier par Wikipedia qui avait fermé son site anglais pour la journée, remplaçant la page d’accueil par un message appelant à l’abandon des deux textes. De son côté, Google avait mis en place une page spécifique pour expliquer son opposition à la loi et Facebook exhorté ses utilisateurs à appeler leurs élus pour leur demander de s’opposer à des lois “contraires à l’intérêt de l’Internet”.
Une première
Le succès de l'opération montre que le Web est devenu une arme efficace aux mains des géants de la Silicon Valley lorsqu’il s’agit de rivaliser avec les grands groupes de pressions traditionnels, habitués aux couloirs du pouvoir à Washington. “Le fait que les acteurs de l’Internet réussissent à s’opposer à l’un des plus puissants lobby des États-Unis est vraiment une première”, assure au New York Times Tim Wu, l’auteur de “L’ascension et le déclin des empires de l’information”.
SOPA ET PIPA, C'EST QUOI ?
Sopa et Pipa sont deux propositions de lois américaines très controversées qui visent à lutter contre le téléchargement illégal et le streaming d’œuvres protégés par le droit américain sur la protection intellectuelle. Elles prévoient une série de sanctions contre des sites accusés par les ayant-droit d’héberger du contenu illégal. La mesure la plus controversée concerne l’obligation qui serait faite aux fournisseurs d’accès ou hébergeurs de pratiquer un filtrage ou un blocage de sites mis en cause, qu’ils soient américains ou non. D’autres dispositions prévoient des amendes financières, le gel des comptes des propriétaires des sites ou encore la saisie des noms de domaine litigieux. Face à la campagne contre ces deux textes, les promoteurs de ces législations ont commencé à reculer sur certains points comme le blocage des sites accusés d’héberger du contenu illégal.
Ces groupes emblématiques du Web et de l’économie numérique estiment que pour lutter contre le téléchargement illégal d’œuvres protégées par des droits d’auteur, Sopa et Pipa instaurent une législation “liberticide”. Elles donneraient, selon eux, aux représentants des majors du cinéma et du disque un pouvoir quasi-discrétionnaire pour décider si un site enfreint la loi américaine sur la protection des droits d’auteur.
"Caisse de résonnance"
Lorsque les deux propositions de loi ont été présentées aux parlementaires américains en octobre 2011, elles avaient tout pour être facilement votées. Elles bénéficiaient d’un large soutien aussi bien chez les démocrates que chez les républicains ainsi qu'auprès de la Chambre de commerce et d’industrie américaine. News Corps et toutes les majors du cinéma et du disque étaient prêts à peser de leur poids pour convaincre les parlementaires récalcitrants. Leur argumentaire en faveur de Sopa et Pipa semblait, en outre, imparable : les sites, souvent situés à l’étranger, qui distribuent illégalement des films et des chansons privent les États-Unis de centaines de milliers d’emplois.
Pour ces parlementaires, il était donc urgent de légiférer. Les géants d'Internet se sont alors réveillés. Bien que d’accord sur l'objectif - lutter contre le téléchargement illégal -, ils désapprouvent toutefois les moyens proposés par les partisans de Sopa et Pipa. Et leur arme, le Web, s’est révélée plus efficace que le lobbying traditionnel. “L’industrie des médias traditionnels ne sait pas comment mobiliser les gens et leurs opposants ont montré que le Web offrait une caisse de résonnance que ne pouvait imaginer les lobbyistes traditionnels”, reconnaît dans les colonnes du New York Times John P. Feehery, un ancien assistant parlementaire républicain.
Le combat autour de Sopa et Pipa n’est pas terminé pour autant. Les rapports de force au sein des deux chambres se sont tout au plus équilibrés, selon le site OpenCongress qui suit les débats parlementaires aux Etats-Unis. Une trentaine de parlementaires n’a pas encore pris position."
Nope est un détournement de l'affiche pour l'élection de Barack Obama (No-Hope : pas d'espoir !)
Cette nouvelle attaque du gouvernement fédéral, qui s'inscrit dans la droite ligne de celle qu'il mène contre Wikileaks, et son fondateur Julian Assange - toujours assigné à résidence en Grande-Bretagne, celles contre le site "The Pirate Bay" et de nombreux autres, démontre que Barak Obama n'a pas répondu aux attentes de ceux qui l'avaient élu et s'achemine vers une fin de mandature pitoyable (qui en rappelle une autre). Encore bien plus grave, malgré 4 années passées au pouvoir, il n'a toujours pas fermé le camp de Guantanamo, une véritable honte pour l'Amérique, qu'il s'était pourtant engagé à fermer dès son arrivée au pouvoir.
Dans ces conditions et, à titre de modestes représailles, je blackoute dès aujourd'hui l'article élogieux et plein d'espoir que je lui avais réservé sur ce blog.
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mercredi 18 janvier 2012
CARNET BLEU - CHAP. 3 (LES VACANCES DE NOËL DU CARNET BLEU)
"En ce moment, donc, je lis le livre de Marien Defalvard. C'est un écrivain. Cela ne fait aucun doute. Mais qu'est-ce qu'il peut être pompeux, imbu de lui-même, en un mot exaspérant. Mais il a du talent, je ne peux le nier. Et ce qui est le plus fascinant, dans son écriture, c'est que, si l'on se force à poursuivre la lecture malgré l'agacement que l'on ressent, à continuer à lire, à aller jusqu'au bout de la phrase, du paragraphe, du chapitre, en se disant à chaque fois qu'on va reposer le bouquin une fois pour toutes, que cela suffit, qu'on ne marche plus, on ne le peut pas ! C'est un peu (en moins talentueux, toutefois) l'effet qu'a toujours produit sur moi Marguerite Duras dont le style exaspère à chaque page mais qu'on ne peut lâcher ou, dans un autre genre, la Sagan de "Bonjour tristesse", ou encore Salinger (Je pense surtout à l'Attrape-coeur", que je préfère, tant la traduction du titre est inexacte et trompeuse, par son titre original : "The catcher in the rye", mot-à-mot "L'attrapeur dans les seigles", titre qui ne s'explique que lorsqu'on a lu le bouquin). Par ailleurs, comme tout vrai écrivain, Marien Defalvard a un côté dynamisant. C'est le propre de la vraie littérature : elle vous donne l'envie d'écrire à votre tour, elle ouvre des portes sur l'imaginaire. On se surprend, par moments, à laisser filer son esprit et se dire qu'on pourrait, qu'on peut, écrire car ce genre d'auteurs vous instillent une sorte de liberté. Ils sont très rares, à vrai dire, on en rencontre quelques 10e dans une vie de lecteur, de ces auteurs-là, même pour quelqu'un qui, comme moi, suis un boulimique de livres et de littératures en tout genre. "
Libellés :
carnet bleu,
J.-D. Salinger,
L'attrape-coeur,
littérature,
Marguerite Duras,
Marien Defalvard
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