"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

vendredi 8 juin 2018

COUP DE COEUR MUSICAL : HER "WE CHOOSE"



Her est un duo musical français. Formé en 2015 à Rennes, il était composé de Simon Carpentier (décédé d’un cancer en 2017 à l’âge de 17 ans) et de Victor Solf. Le nom du groupe, qui signifie « Elle » en anglais, a été choisi par ses deux membres pour représenter la cause des femmes et du féminisme.

Histoire

Après avoir passé une année scolaire aux États-Unis, Simon Carpentier rencontre Victor Solf, revenu d'Allemagne, au lycée Émile-Zola de Rennes où ils créent leurs premiers morceaux à seize ans. Ils entrent plus tard au conservatoire pour apprendre la musique classique qui les aidera dans la composition et les harmonies de leurs titres. Pendant six ans, ils sont membres du groupe d'électro pop rennais The Popopopops, fondé en 2007, avec lequel ils font deux EP, suivi d'un album intitulé Swell et de plusieurs concerts.

Le premier EP du duo « Her Tape #1 » sort en 2016. Leurs premiers singles sont Quite Like et Five Minutes. Le clip vidéo de la chanson Quite Like est réalisé par Raphaël Frydman et produit par Partizan. Il met en scène la beauté et la douceur féminines sous l'apparence d'une jeune femme – le mannequin finlandais Anna Nevala – mimant chaque parole murmurée par le duo.
Le premier album Her sort le 30 mars 2018.

Lyrics/Paroles de We choose (Nous choisissons)

We choose
Nous choisissons
The way we'll be remembered
La façon dont on se souviendra de nous
No you
Non, tu ne
Won't smoke me to embers
Me consummeras pas jusqu’à ce que je devienne cendres

We choose
Nous choisissons
You're not the one guiding
ce n'est pas toi qui décides
No you
Non,
Can't be denying
Tu ne peux le nier

I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken
Nos ailes sont brisées
But we'll keep on gliding
Mais nous continuerons à planer
I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken but we'll keep on gliding
Nos ailes sont brisées mais nous continuerons à planer

We refuse
Nous refusons
To be the one dying
D’être ceux qui meurent
No you
Non,
Can't be denying
Tu ne peux pas le nier

We choose
Nous choisissons
It's time to subside
Il est temps de se rendre
Our muse will never die
Mais notre muse ne mourra jamais

I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken
Nos ailes sont brisées
But we'll keep on gliding
Mais nous continuerons à planer

Cette chanson et ce clip sont un hommage à Simon Carpentier, décédé d’un cancer à l’âge de 27 ans. Première chanson écrite par les deux amis, le texte de « We Choose », fait référence à ce qui, pour le duo, correspond à une amputation. Filmé en noir et blanc et clair-obscur, dans un décor onirique, épuré et grandiose, « We Choose » a été réalisé par Antoine Poulet et Giorgio Martinoli. Les paroles, écrites en 2014, soit deux ans avant le décès de Simon, ont un sens étonnamment prémonitoires qui, rétrospectivement, fait froid dans le dos.

mardi 8 mai 2018

HOMMAGE A MAURANE



Maurane, de son vrai nom Claudine Luypaerts, était née le 12 novembre 1960 à Ixelles. Elle est décédée de cause inconnue à son domicile le 7 mai 2018 à l’âge de 57 ans. Elle avait été révélée dans les années 1980 par son rôle de Marie-Jeanne dans la deuxième version de l’opéra-rock Starmania. Ses titres les plus connus sont Toutes les mamas, Sur un prélude de Bach et Tu es mon autre (en duo avec Lara Fabian).

mercredi 11 avril 2018

HOMMAGE A JACQUES HIGELIN qui vient de nous quitter pour d'autres cieux.



Chanson harmonisée par Jean-Claude Oudot et dirigée par Rosario Pucini au sein de son groupe Choeur régional Ile-de-France en chansons (Créteil-94) mis en ligne sur Youtube le 6 avril 2018, jour du décès de Jacques Higelin à l'âge de 78 ans. Ciao, amigo !


vendredi 16 mars 2018

MUSIQUE : MY SUMMER BEE - Time's Running On




My Summer Bee est un groupe de cinq musiciens français originaire de Caen : Joy Lion (Chant), Nicolas Doré (Chant/Clavier/Guitare), Sébastien Barbey–Salibur (Chant/Clavier), Vincent L'homme (Batterie), Julien Romanet (Basse);

Leur style  électro-pop à l’univers très coloré avec une pop acidulée les a fait choisir pour servir de fond sonore à la publicité des frites McCain 2018. Je n’ai pas réussi pour l’instant à trouver les paroles de cette chanson.

jeudi 15 mars 2018

HOMMAGE A STEPHEN HAWKING




“Peu importe à quel point la vie peut paraître difficile, car vous perdez tout espoir si vous ne pouvez pas rire de vous et de la vie en général.”
Stephen Hawking

Le grand astrophysicien britannique Stephen Hawking est décédé le 14 mars 2018 à Cambridge. Il avait 76 ans. 

Atteint, à l'âge de 21 ans alors qu’il préparait sa thèse de doctorat, d’une maladie neurodégénérative évolutive (sclérose latérale amyotrophique, aussi connue en France sous le nom de maladie de Charcot) qui l’a, progressivement entièrement paralysé, il a poursuivi avec un courage et un acharnement admirable ses recherches dans le domaine de la cosmologie et de la gravité quantique qui l’ont fait comparer à Albert Einstein.

Son principal ouvrage de vulgarisation, publié en 1988 Une brève histoire du temps, est devenu un best-seller mondial vendu à plus de 10 millions d’exemplaires et traduit à ce jour dans 37 langues.  Dans ce livre, Stephen Hawking tente d'expliquer à des non-initiés des phénomènes comme le Big Bang, les trous noirs, les trous de ver (wormholes), le cône de lumière ou la théorie des cordes (string theory).

Un magnifique film biographique lui a été consacré en 2014 en sous le titre : Une merveilleuse histoire du temps (The Theory of Everything). Réalisé par James Marsh, ce film raconte la vie de St. Hawking (incarné par l’acteur britannique Eddie Redmayne) d'après la biographie de sa première épouse, Jane Hawking (incarnée par Felicity Jones). Ce film a valu l'Oscar du meilleur acteur 2015 à Eddie Redmayne pour sa remarquable interprétation du personnage de Stephen Hawking.

vendredi 9 mars 2018

CINEMA : EX-LIBRIS - The New York Public Library



J’ai vu récemment le film ExLibris : The New York Public Library et je voulais vous en parler. Ce film, sorti en 2017 (mais diffusé seulement en 2018), est un documentaire américain réalisé par Frederick Wiseman. Le réalisateur n’est pas un inconnu puisque cet homme de 78 ans a, depuis son premier film en 1964, réalisé plusieurs dizaines de documentaires. Parmi ses œuvres les plus remarquables, on compte des documentaires sur un hôpital psychiatrique (Titicut Follies, 1967), un sur un commissariat de police du Kansas (Law and Order, 1969), sur un grand magasin, un champ de course, Central Park, etc. Ex-libris est son 42ème et dernier film.   

Sans générique, le film s’ouvre abruptement sur une conférence de Richard Dawkins (un philosophe et éthologue britannique), expliquant la puissance de la science face à l’obscurantisme, sur le terreau duquel l’ignorance se nourrit, devant être combattue par la science et la culture. L’orateur expliquera longuement que ce n’est pas l’ignorance le problème, mais d’ignorer celle-ci. 

Le réalisateur pose ensuite sa caméra dans les différents sites (92 en tout) dépendant de la Bibliothèque publique de New York, en commençant par son site historique, fondé en 1911 sur la Cinquième Avenue à Manhattan. Avec près de 53 millions de documents, la New York Public Library est la seconde plus grande bibliothèque publique des États-Unis, derrière la Bibliothèque du Congrès et la 3ème du monde. Le film montre qu’au-delà d’une simple bibliothèque, la NYPL est une grande institution du savoir et la révèle comme un lieu d'apprentissage, d'accueil et d'échange. La bibliothèque de New York incite à la lecture, à l'approfondissement des connaissances et est fortement impliquée auprès de ses lecteurs et participe ainsi à la cohésion sociale des quartiers de New York, cité plurielle et cosmopolite. Lieu de culture et de démocratie, elle accueille également des concerts, des lectures, fait de la formation (rattrapage scolaire, initiation à la lecture, ateliers d’écriture, formation au langage des sourds et des aveugles, etc) et a même une politique d’accueil des SDF. Le tout entièrement gratuit pour les utilisateurs.

Au cours du film, des personnalités culturelles ou scientifiques, la plupart engagées, comme Elvis Costello, Patty Smith, ou des historiens et des universitaires passionnés renforceront ce premier constat d’une rare intelligence. Lors d’une réunion des prestigieux donateurs, on assistera à l’émouvant éloge de la première poétesse noire, dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom.   
Ce film est un remède au désespoir qui nous saisit quand on apprend, à chaque jour qui passe, l’une des nouvelles folies de Donald Trump et de son administration. Il nous fait nous rappeler qu’après la France, les Etats-Unis sont le berceau de la démocratie, une grande terre de culture, un lieu où, si vous savez la saisir, la chance de vous en sortir vous est toujours donnée. On ressort de cette projection avec un optimisme renouvelé sur la capacité de l’Amérique à surmonter le goût amer que laisseront les années Trump.

« Je pense que la New York Public Library est bien plus représentative de l’Amérique que Donald Trump. Elle représente la grande tradition démocratique de l’Amérique que Trump aimerait détruire et cet esprit démocratique est constitutif de l’Amérique et représente ce qu’elle a de meilleur ». 


Quel dommage que ce film remarquable, qui nous montre le visage d’une Amérique plurielle, ouverte et démocratique, ait aussi peu et aussi mal été distribué dans notre pays, malgré la notoriété de son réalisateur. On peut cependant comprendre que les distributeurs aient hésité devant sa longueur exceptionnelle (3.15 H) et son thème atypique tout en regrettant cette frilosité qui a privé une majorité de Français d’une réflexion salutaire sur ce qu’est aussi l’Amérique.  


lundi 5 février 2018

The Show Must Go On Improvisation (St Lazare)

 

Je connaissais déjà Carl-le-pianiste que j'avais découvert sur Youtube (au 1er plan sur la photo). Dans cette vidéo, il est aux côtés de Mattias Plot. Cela se passe sur les quais de la gare St. Lazare à Paris grâce à une initiative de la SNCF (Pianos en gares) qui met des pianos à disposition des passagers dans différentes gares françaises afin que les musiciens amateurs puissent donner des concerts improvisés. Je trouve que ces deux jeunes sont fabuleux ! 

Vous pouvez voir d'autres vidéos de leurs exploits sur YouTube :

- Mattias Plot 
- Carl le Pianiste

Harry STYLES - SIGN OF THE TIMES



Clip superbe pour quelqu'un qui, comme moi, ai toujours rêvé de voler !

samedi 13 janvier 2018

MUSIC/MUSIQUE : "DAKOTA" par Robert Francis



“Dakota” by Robert Francis

Robert Francis est un guitariste et chanteur américain, né le 25 septembre 1987 à Los Angeles, en Californie. Cette chanson fait partie de son premier album : Un premier album, One By One, sorti en 2007. J’aime beaucoup la mélodie et, comme à mon habitude, je me suis essayé à en traduire les paroles mais, dans ce cas précis, je dois reconnaître que je reste assez décontenancé par le sens de celles-ci et je vous demande votre indulgence et éventuellement votre concours.

Light shines off rivers flowing through, 
La lumière se reflète sur le flot des rivières,
Every part of me wanting every part of you
Chaque parcelle de moi recherche chaque parcelle de toi
Soft and simple veins make a stain, 
Des veines souples font une tache ( ?)
Or find a dream
Ou trouvent un rêve
If I was the one, maybe I could feel your pain. 
Si j’étais le premier, peut-être ressentirai-je ta peine.

And the water boils while the night is on fire 
Et l’eau bouillonne dans la nuit en feu
I patiently wait like a bird on a wire.
J’attends patiemment comme un oiseau sur le fil.
Your dreams are made of fear while sleep surrounds us
Tes rêves sont faits de peur pendant que le sommeil nous enveloppe
Tunnels changing lanes oh summarize your pain inside a school bus
Les tunnels changent de direction Oh s’accumule ta peine dans le bus scolaire
Summer fall, October ends,
L’été s'achève, nous sommes fin Octobre
Shadows, odds and ends, 
Les ombres, le sort et la fin,
Winter won't pretend
L’hiver ne fera pas semblant

Oh I know I'll see you again
Oh Je sais que je te reverrai
The wind blows you and me,
Le vent souffle sur toi et moi
Catching teardrops in the leaves
Attrapant des larmes dans les feuilles
Oh I don't believe that every night I feel you breathe
Oh, je ne crois pas que chaque nuit je t’entendes respirer

And the tension boils like sailors close to home, 
Et la tension bouillonne comme un marin qui s'approche du port
Time is black, but you assume I'll be alone
Le temps est sombre, mais tu supposes que je serai seul
Fate does tempt itself a game of cat and mouse, 
Le sort s’essaie au jeu du chat et de la souris
It soon will find us
Il nous trouvera bientôt

And anything we need,
Et tout ce dont nous avons besoin
God knows the devil could precede
Dieu sait que le diable pourrait précéder ( ?)
In denying us
En nous refusant (?)

J'avais déjà mis en ligne en 2010 une vidéo de cet artiste interprétant l'un de ses plus grands succès Junebug. après l'avoir entendu dans l'émission Taratata, mais celle-ci avait été supprimée.

jeudi 14 décembre 2017

LITTERATURE : WONDERSTRUCK/LE MUSEE DES MERVEILLES de Brian SELZNICK



S'il est un livre qui doit bien figurer sur ce blog, c'est celui-là !

Brian Selznick est l’auteur de L’Invention d’Hugo Cabret, que nous avons découvert grâce au magnifique film Hugo Cabret réalisé par Martin Scorsese (2011), véritable ode aux débuts du cinéma et empreint d’une inventivité et d’une poésie rares.

Le titre original anglais du Musée des merveilles est Wonderstruck, mot intraduisible qui fait référence à la fois à la foudre et à l’émerveillement, joliment traduit (pour une fois !) par Le musée des merveilles qui a donné lieu, lui aussi, à un film.

Dans l’attente de voir le film, j’ai lu le livre. Ce livre inclassable et irracontable, mêlant dessins crayonnés dans l’esprit manga et texte, nous présente le parcours croisé de deux enfants sourds, nés à des époques différentes, que le destin fait se rencontrer au Musée d’histoire naturelle de New York. 

Une épopée poétique qui vous emmènera, à travers le temps et l'espace, du Minesotta à New York, dans les coulisses fabuleuses des musées.
       
Dans le même esprit, je vous recommande :

- L’invention d’Hugo Cabret de B. Selznick
- La voleuse de livres (The book thief) de Markus Zusack - le livre est bien meilleur que le film
- La trilogie « A la croisée des mondes » précédée de « La Belle Sauvage » (récemment paru) de Philip Pullman

Adaptations au cinéma :

- Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
La voleuse de livres de Brian Percival (2013)
Les animaux fantastiques de David Yates (2016) - d'après un scénario de J. K. Rowling
Le musée des merveilles de Todd Haynes (2017)

On peut voir aussi :

- L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013)

LITTERATURE : "LA BELLE SAUVAGE" de Philip PULLMAN



« La Belle Sauvage » est le titre du 1er volume d'une nouvelle trilogie qui s’insère dans la fameuse trilogie « A la croisée des mondes » de Philip Pullman. Le titre français n’est pas très parlant, pas plus que la couverture, une barque ballotée par les flots. Le titre anglais l’est encore moins (« The book dust », mot-à-mot, « Le livre de la poussière »), que ne comprendront que ceux qui ont déjà une approche de l’univers fantastique de l’auteur britannique. En réalité, ce livre, publié en 2017, soit 17 ans après la publication du dernier tome d’A la croisée des Mondes, Le miroir d’ambre (2000), est ce que les anglo-saxons appellent un « prequel », et se place avant le début des Royaumes du Nord (1995).    


« La Belle Sauvage » est le nom d'une barque appartenant à Malcolm, un garçon de 11 ans, fils d’aubergistes d’Oxford, qui est l’un des héros du livre. La seconde héroïne étant Alice (16 ans), servante de l’auberge. L’auberge se trouve à Oxford (du moins l'Oxford imaginaire de Philip Pullman). Ce sont Malcolm et Alice qui sauvent Lyra, alors tout bébé, des griffes de Mme Coulter et l'amènent, pour la protéger, à Jordan Collège où elle passera toute son enfance. Le livre est passionnant, bien que passablement long sur la fin, où les deux héros et bébé Lyra, à bord de la Belle Sauvage, sont ballotés sur les flots déchaînés de la Tamise en crue, d'Oxford jusqu'aux portes de Londres. On y entend pour la 1ère fois parler de l'aléthiomètre, de Lord Asriel et de la terrifiante Mme Coulter. Mais ne comprendront vraiment ce livre et ne l'apprécierons que ceux qui ont déjà lu les précédents. Espérons que la publication des deux volumes à venir de cette nouvelle trilogie ne prennent pas autant de temps que ce qui s'est écoulé entre Le miroir d'ambre et La Belle sauvage ! (mais il est vrai que, pour Pullman, le temps ne compte pas). 

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'ORMESSON EST MORT


J'aimais bien Jean d'Ormesson, comme on aime bien un vieil ami un peu original, que l'on admire même si on ne partage pas toutes ses idées. Ce qui était le cas. Je suis viscéralement de gauche et d'Ormesson était de droite. Je ne l'ai pas connu, si ce n'est à travers ses livres (que j'ai peu lus) mais surtout à travers ses interviews que je ne ratais jamais lorsque je tombais dessus. C'était un être d'une telle culture, d'une telle intelligence et portant sur tout un regard si profondément joyeux et optimiste que l'on ne pouvait que l'aimer. Et par-dessus tout, il avait un tel humour que, dans sa bouche, même les choses les plus graves étaient allégées.

Par de nombreux côtés (si ce n'est pour ses convictions politiques, diamétralement opposées), il me faisait penser à un autre personnage exceptionnel, Stéphane Hessel. Tous deux étaient des êtres exquis, d'une culture sans bornes, curieux de tout, ce qu'au siècle des Lumières, on qualifiait d'honnêtes hommes.

Il y a peu d'êtres de ce genre. Ils sont précieux. Et, lorsqu'ils s'en vont, ils laissent un grand vide.   

"Une certaine légèreté demande plus d'efforts que la pesanteur, les leçons de morale, la gravité, l'ennui qui s'en dégage. Mais elle est liée aussi à une certaine grâce, au charme, au plaisir."

(Entretien avec Pascale Frey, 1994)

mardi 31 octobre 2017

HOMMAGE A LEONARD COHEN



Voici près d'un an (le 7 novembre 2016) que le grand Leonard Cohen quittait ce monde à l'âge de 82 ans quelques jours seulement après avoir sorti son 14ème et dernier album, intitulé "You want it darker" (Tu le veux plus noir). Leaving the table (Quitter la table) est le 4ème titre de l'album et c'est aussi un adieu. La photo illustrant ce clip est la dernière à avoir été prise de lui sur la terrasse de sa maison à Los Angeles. 

Leaving the Table 

I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I don’t know the people
Je ne connais personne
In your picture frame
Sur ta photo
If I ever loved you, oh no, no ?
Si je t’ai jamais aimée, Oh, non, non,
It’s a crying shame
C’est à pleurer
If I ever loved you
Si je t’ai jamais aimée ?
If I knew your name
Si je connaissais ton nom ?
You don’t need a lawyer
Tu n’as pas besoin d’un avocat
I’m not making a claim
Je ne te fais pas de réclamation
You don't need to surrender
Pas besoin de te rendre
I’m not taking aim
Pas besoin de viser
I don’t need a lover, no, no, no
Je n’ai pas besoin d’une amante, no, non, non
The wretched beast is tame
La Maudite bête est brisée
I don’t need a lover
Je n’ai pas besoin d’une amante
So blow out the flame
Alors souffle la flamme
There’s nobody missing
Il ne manque personne
There is no reward
Il n’y a pas de récompense
Little by little
Petit à petit
We’re cutting the cord
Nous coupons la corde
We’re spending the treasure, oh no, no
Nous gaspillons le trésor, Oh, non, non
That love cannot afford
Je ne peux me permettre cet amour
I know you can feel it
Je sais que tu peux le comprendre
The sweetness restored
La douceur retrouvée
I don’t need a reason
Je n’ai pas besoin de raison
For what I became
Pour ce que je suis devenu

I’ve got these excuses
J’ai toutes les excuses
They’re tired and they’re lame
Sont éculées et pitoyables
I don’t need a pardon, no no, no no, no
Je n’ai pas besoin de pardon, non, non, non,
There’s no one left to blame
Il n’y a personne à blâmer
I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I'm leaving the table
Je quitte la table
I'm out of the game
Je suis hors du jeu


Paroles : Leonard Cohen © Sony/ATV Music Publishing LLC  (Traduction : Roland Comte) 

mardi 26 septembre 2017

Naughty Boy - Runnin' (Lose It All) ft. Beyoncé, Arrow Benjamin


Runnin' (Loose it all) by Naughty Boy) Courir (Tout perdre) 

These four lonely walls have changed the way I feel 
Ces quatre pauvres murs ont changé ce que je ressens
The way I feel ce que je ressens I'm standing still 
Je me tiens à carreau
 And nothing else matters now, you're not here 
Et rien d’autre ne compte maintenant que tu n’es pas là
So where are you? 
Où es-tu ?
I've been callin' you
Je t’ai appelé
I'm missin' you 
Tu me manques
Where else can I go? Where else can I go?
Où puis-je aller ?
Chasin' you, chasin' you
Je te cours après,
Memories turn to dust
Les souvenirs sont devenus poussière
Please don't bury us, I got you 
S’il te plait, ne m’oublie pas, je continue à courir après toi
I got you
Après toi
Runnin', runnin', runnin', runnin' 
Je cours, je cours,
 Runnin', runnin', runnin'
Je cours, je cours,
 Ain't runnin' from myself no more
Je ne cours plus pour moi maintenant
Together we'll win it all 
Ensemble nous surmonterons tout cela
I ain't runnin', runnin', runnin', runnin' 
Je ne cours plus
Runnin', runnin', runnin' 
Je ne cours plus
Ain't runnin' from myself no more
Je ne cours plus pour moi maintenant
I'm ready to face it all
Je suis prêt à regarder les choses en face
If I lose myself, I lose it all
Si je me perds moi-même, je perds tout
I've outrun the fears that chased 
J’ai surpassé les peurs qui me poursuivaient
They're standin' still 
Elles sont là mais elles se tiennent tranquilles
I'm runnin' still
Je cours sur place
I'm runnin' still
Je cours sur place
And every voice that cried inside my head, forever drives
Et chaque voix qui hurle dans ma tête, me répète à jamais
Forever drives
Me répète à jamais
I've killed
Que je suis un meurtrier

Autour de la chanson et du clip

J’ai découvert cette chanson dans la publicité en illustration musicale du clip publicitaire pour le parfum Gabrielle de Chanel dans lequel joue l’actrice Kristen Stewart (la Bella de Twilight) filmée par Ringan Ledwige. En elle-même, la publicité n'a rien d'attirant mais, par contre, j’ai remarqué sa musique. Quelques recherches sur internet m’ont permis d’en trouver les paroles (dont j’ai effectué plus haut la traduction) mais aussi le clip qui l’accompagne.

La chanson s’intitule Runnin' (Lose It All) et est interprétée par Beyonce et le chanteur anglais Arrow Benjamin. Elle a été écrite en 2015 par le producteur et DJ britannique Shahid Khan, mieux connu sous son nom d’artiste de Naughty Boy, et s’est immédiatement hissée en tête des hit parades. Le clip a été réalisé par Charlie Robins et met en scène un homme et une femme se poursuivant sous l’eau. Ses interprètes sont deux apnéistes français multirécompensés (champions de France et du monde dans cette discipline), Guillaume Néry et Alice Modolo.


Dans le clip « Les deux athlètes, en position fœtale, s'enfoncent dans des eaux étonnamment claires que transpercent les rayons du soleil. Ils entament alors une époustouflante course, en apesanteur, comme si Matrix s'était déroulé au fond de l'océan, jusqu'à leur rencontre... » [Article non signé publié sur le site www.purepeople.com – 18/9/2015]. En le voyant on pense au chef d'oeuvre de Luc BessonLe Grand Bleu.

vendredi 25 août 2017

COUP DE COEUR MUSICAL : "BENEATH THE SURFACE" par le duo DEMONS OF RUBY MAE



Beneath the Surface (Sous la surface) par Demons of Ruby Mae 

Always wanted what he couldn't get
On veut toujours ce qu’on  ne peut avoir
Why some man would hate oh his own fortune ?
Pourquoi un homme haïrait-il sa propre chance ?
Standing here life’s living through regrets
Pourquoi passer sa vie à regretter ce qu’on a vécu
Cuz, he never realizes what's important
Parce qu’il ne réalise jamais ce qui est important
***
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
[Electronic break]
***
Just the same and everything you do,
La même chose et tout ce que tu fais
Did you really think that they take notice?
Penses-tu vraiment qu’ils vont s’en rendre compte ?
***
They just need to take one look at you
Il faut juste qu’ils te jettent un regard
And it soon strikes beneath the surface
Et ils verront ce qu’il y a sous la surface
***
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
Could you bear, could you bear my love ?
Pourras-tu supporter mon amour
[Electronic break]
[Thanks to Song Lyrics/Merci à Song Lyrics pour les paroles. Je suis l’auteur]


 J'ai entendu ce morceau comme illustration sonore de l’épisode 9 de la saison 6 de Suits, lorsque Mike, après avoir été libéré de prison, retrouve Rachel.   

Ne me demandez pas ce que signifie Demons of Ruby Mae. Tout ce que j'en sais, c'est que c'est un duo de musiciens britanniques formé de Jonny Gavin (voix) et d’Adam Rowley (instruments). Ils sont tous deux originaires de Leicester. Leur groupe s’est formé en 2013. Ils ont commencé à se faire connaître sur Internet. Maintenant basés à Manchester, leur genre musical les a fait comparer à London Grammar, Jeff Buckley et Doves

Je ne garantis rien quant aux paroles car j'ai trouvé plusieurs versions très différentes de ce texte. La traduction est donc aléatoire et est susceptible d'évoluer...