"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

samedi 1 août 2020

HOMMAGE A GISELE HALIMI



Gisèle Halimi était née le 27 juillet 1927 à La Goulette en Tunisie. Elle est décédée à Paris, le 28 juillet 2020 à l’âge de 93 ans. Avocate, militante féministe et femme politique, elle lutta toute sa vie en faveur d’une amélioration des conditions de vie des femmes.

En tant qu’avocate, elle défendit, dans les années 1950, des militants de l'indépendance algérienne et des membres du Front de libération nationale (FLN). En 1960, elle s’engagea, aux côtés de Simone de Beauvoir et de Pablo Picasso, pour défendre la militante algérienne Djamila Boupacha, torturée et violée par des soldats français en détention qui, condamnée à mort, fut finalement amnistiée et libérée en mai 1962 grâce à une ordonnance de non-lieu.

En 1971, elle fut la seule avocate qui signa le Manifeste des 343 (dit « des 343 salopes »), rassemblant des femmes qui déclarent avoir avorté et réclamant le libre accès aux moyens contraceptifs et l'avortement libre. En 1972, lors du procès de Bobigny, sa défense de femmes accusées d'avortement illégal permit l'acquittement de trois des accusées ainsi qu'un sursis pour la quatrième. Ce procès très médiatique ouvrit la voie à la loi Veil sur l'interruption volontaire de grossesse adopté par l’Assemblée nationale en 1975.

Elue députée en 1981, elle milita pour l’instauration de la parité femme-homme dans les instances électives.

L’un de ses fils, Serge Halimi, journaliste, directeur du Monde diplomatique depuis 2008, est aussi l’auteur d’un petit livre, Les nouveaux chiens de garde, qui eut un énorme succès lors de sa parution en 1997 (réédité et réactualisé en 2005 et adapté au cinéma en 2012). Ce livre analyse sans concession les relations sulfureuses entre les médias et les pouvoirs politiques et financiers. A sa sortie, il était venu le présenter à l’invitation du Carrefour Laïque à Aubenas.      

« J'avais déjà choisi de secouer ce couvercle d'injustice et de discrimination qui m'étouffait, parce que fille. Je devenais, sans le savoir, et très jeune déjà, féministe.

Ce féminisme m'apporta une certaine unité intérieure, il répondait à ma soif de liberté, de dignité, mais aussi de certitudes fondamentales. Je voulais prendre ma part de responsabilités avec les hommes, faire mon avenir mien, le choisir. J'étudierais, je travaillerais, je gagnerais mon indépendance économique. » (Gisèle Halimi)

mardi 9 juin 2020

BLACK LIVES MATTER (LA VIE DES NOIRS COMPTE)


Choqué, comme le monde entier, par la mort de George Floyd, un noir américain mort d'asphyxie sous le genou d'un policier blanc à Minneapolis, au Minesotta, le 25 mai 2020, je joins ma voix à toutes celles qui, de par le monde, s'élèvent contre les violences racistes mais aussi contre toutes les violences policières, y compris dans notre pays. 

Sans doute, en France, la police, dans sa grande majorité, n'est pas institutionnellement raciste alors qu'elle l'est, aux Etats-Unis, mais les violences policières - que le gouvernement a voulu nier jusqu'à il y a peu - sont nombreuses en France. Pour les plus récentes, rappelons celles contre les Gilets Jaunes, d'octobre 2018 à début 2020, qui ont provoqué de multiples blessures graves (perte d'un œil par tir de flash-ball - toujours autorisés, de mains, tympans crevés par usage de grenades, etc.) Mais les violences hors contexte de manifestations ont aussi entraîné de graves lésions, voire la mort (19/7/2016, mort d'Adama Traoré; 22/6/2019 : Steve Maia Caniço, mort noyé à Nantes le soir de la Fête de la musique 24 ans; 5/1/ 2020: mort de Cédric Chouviat, un chauffeur-livreur de 42 ans lors d'un contrôle de police à Paris ; 8/4/2020 : mort de Mohamed Gabsi, 33 ans, à Béziers, etc.) 

Les enquêtes et procédures judiciaires qui suivent la dénonciation de ces faits sont notoirement à décharge contre les forces de l'ordre et ne satisfont que rarement les familles. Ces violences sont régulièrement dénoncées par des associations comme Amnesty international, la Ligue des droits de l'Homme, l'Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture, mais aussi condamnées par le Défenseur des droits, la Cour européenne des droits de l'homme (23 mai 2019), le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (6 mars 2019), etc. ce qui n'est guère élogieux pour un pays qui se targue justement d'être celui des "droits de l'homme" ! 

L'agonie épouvantable de George Floyd que chacun a pu voir grâce aux caméras qui l'ont filmée en direct a soulevé une vague de protestations et des manifestations géantes dans le monde entier, dont en France, en lien avec le procès sur la mort d'Adama Traoré. 

Notre monde est violent, notre civilisation est une civilisation de violence. Les policiers existent pour maintenir l'ordre et faire respecter la loi. Certains exercent ce métier difficile avec conscience et dignité. D'autres, non. Il faut que cela cesse, définitivement, en particulier dans un pays comme la France. 
 

samedi 23 mai 2020

Schubert, Trio No. 2, Op. 100, Andante con moto | Ambroise Aubrun, Maëll...



Tu es bien sur le blog personnel de Roland. Je te souhaite la bienvenue. Welcome on Roland Comte's personal blog. I wish you a good visit. Bienvenido sobre el blogo de Roland. Me alegro de tu visita !

vendredi 8 mai 2020

COUP DE COEUR MUSICAL ; "I'M GONNA BE" du groupe SLEEPING AT LAST


Encore un coup de coeur musical découvert grâce à une pub de Bouygues... Décidément, ces publicitaires dénichent des trésors. Le morceau s'intitule "I'm gonna be" et le groupe qui l'interprète Sleeping at last.


Sleeping at Last est un groupe américain de musique rock formé en 1998 dans l'Illinois. Le groupe initial comportait trois membres, Ryan O'Neal, chanteur-compositeur et multi-musicien qui guidait le projet, son frère, Chad O'Neal, le batteur et Dan Perdue, le bassiste. Le groupe a enregistré leur premier album, Capture en 2000 en tant qu'artistes indépendants. Ryan O'Neal a ensuite continué une carrière solo tout en gardant le nom du groupe. Sleeping at Last a notamment contribué à composer la bande originale du film Twilight Breaking Dawn Part I (Révélation) avec son titre Turning Page. Plusieurs de ses morceaux illustrent aussi des épisodes de la série Grey's Anatomy. Le titre « I’m gonna be » (connu aussi sous le nom « 500 miles ») a été édité en single en 2013.

Lyrics/Paroles

When I wake up, well I know I'm gonna be
Quand je me réveille, je sais que je vais être
I'm gonna be the man who wakes up next to you
Je vais être celui qui se réveille à tes côtés
And when I go out, yeah I know I'm gonna be
Et quand je sors, ouais je sais que je vais être
I'm gonna be the man who goes along with you
Je vais être celui qui marche à tes côtés

And when I come home, yeah I know I'm gonna be
Et quand je reviens chez nous, ouais je sais que je vais être
I'm gonna be the man who's coming home to you
Je vais être celui qui revient à la maison vers toi
And when I'm dreamin', well I know I'm gonna dream
Et quand je rêve, eh bien, je sais que je vais rêver
I'm gonna dream about the time when I'm with you
Je vais rêver des moments où je suis avec toi

(Chorus:)
But I would walk 500 miles
Mais je marcherais 500 miles
And I would walk 500 more
Et je marcherais 500 miles
Just to be the man who walked 1000 miles
Juste pour être celui qui a marché 1000 miles
To fall down at your door
Pour m’effondrer devant ta porte

When I'm workin', yeah I know I'm gonna be
Quand je vais travailler, ouais je sais que je vais être
I'm gonna be the man who's workin' hard for you
Je vais être celui qui travaille dur pour toi
And when the money comes in for the work I do
Et quand je suis payé pour mon travail
I'll pass along every cent of it to you
Je te donnerai chaque centime que j’aurai reçu

And when I'm lonely, well I know I'm gonna be
Et quand je suis seul, eh bien, je sais que je vais être
I'm gonna be the man who's lonely without you
Je vais être celui qui est solitaire sans toi
And if I grow old, well I know I'm gonna be
Et si je deviens vieux, eh bien je sais que je vais être
I'm gonna be the man who's growing old with you
Celui qui vieillit avec toi

(Chorus) (x2)

When I wake up, well I hope I'm gonna be
Quand je me réveille, eh bien j'espère que je vais être
I'm gonna be the man who's waking up to you
Je vais être celui qui se réveille près de toi
And when I'm dreamin', well I know I'm gonna dream
Et quand je rêve, eh bien je sais que je vais rêver
I'm gonna dream about the time I had with you
Je vais rêver du temps que j'ai passé avec toi

Thanks/Merci à lacoccinelle.net pour les paroles de cette chanson. J’ai aussi globalement suivi la traduction qui en était donnée tout en l’aménageant sur quelques points.

jeudi 7 mai 2020

COUP DE CŒUR MUSICAL : HAEVN (JORRIT KLEIJNEN & MARIJN VAN DER MEER)


Vous allez vous demander si je suis sponsorisé par la société immobilière Century 21. Que nenny ! J'ai flashé, comme beaucoup d'autres, sur la musique de sa dernière publicité et, après avoir retourné le web dans tous les sens, j'ai fini par trouver : c'est une musique originale composée pour Century 21 par  Haevn, un groupe de musiciens néerlandais fondé en 2015 par Jorrit Kleijnen (claviers) et Marijn Van der Meer (voix, guitare) avec d'autres musiciens (Bram Doreleijers, guitare; Mart Jeninga, guitare basse et David Broeders, batterie). Ce morceau n'a, hélas, pas été commercialisé. Dommage car, si la pub est belle, on se passerait toutefois de sa chute ventant les mérites de la société immobilière... Par contre, on peut découvrir leur musique en se rendant sur leur site Haevn Music

dimanche 3 mai 2020

HOMMAGE A IDIR



Je viens d’apprendre que le chanteur kabyle Idir (de son vrai nom Hamid Cheriet) est mort hier à Paris à l’âge de 70 ans. Comme Leonard Cohen, Georges MoustakiGraeme Allwright ou Joan Baez (et quelques - nombreux - autres...), il avait accompagné mes années de fac à Grenoble où, mes copains et moi, nous nous prêtions et nous passions leurs disques en boucle. 

C’est, bien sûr sa chanson Ava Inouva qu’il interpréta pour la première fois, presque par hasard, sur Radio Alger en 1973, en duo avec la chanteuse Mila, qui me reste en mémoire. 

Je n’ai jamais trop su - ni cherché à savoir, d’ailleurs - de quoi parlait cette chanson interprétée en langue kabyle. C’est maintenant que je me pose la question. Grâce à Wikipedia, je découvre que le titre signifie « Papa Inouva ».

 

Il s’agit d’une berceuse qui évoque l'atmosphère des veillées dans les villages de Kabylie (où j’ai fait un court séjour avec mon frère Yvon pendant l'été 1970, la même année où nous avons résidé à la trappe de Tibharine.

Nous avions été reçus avec un merveilleux sens de l’hospitalité dans ce village kabyle perché dans la montagne (et dont j’ai oublié le nom) par un jeune instituteur rencontré à Alger et sa jeune femme dans leur petite maison aux murs en pisé peints de dessins berbères. C’est en partie ce séjour qui m’a conduit à étudier la civilisation berbère dans le cadre de ma thèse à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et m’a permis de rencontrer une femme exceptionnelle, GermaineTillion

Le refrain de la chanson est une allusion à un conte (une jeune fille sauvant son père prisonnier d'une forêt peuplée d'ogres et de fauves) illustrant succinctement ces récits traditionnels transmis oralement. Les deux couplets dressent deux tableaux de la maisonnée. Un des tableaux décrit l'intérieur du foyer, chaque membre ayant pris place autour du feu. Le fils préoccupé par la nécessité de subvenir aux besoins de la famille. Son épouse, la bru, qui, bien qu'affairée derrière son métier à tisser, écoute discrètement les récits et les enseignements qu'elle aura à transmettre à son tour plus tard. La doyenne et grand-mère, qui transmet le savoir et les contes aux petits enfants. Le doyen qui écoute lui aussi, drapé dans son burnous. Le second tableau dresse un panorama de cette agora, avec ces portes bloquées par la neige (la région du Djurdjura d’où était originaire Idir, est formée de hauts plateaux qui culminent à plus de 2300 mètres), cette maisonnée qui rêve du printemps, de ces étoiles et de cette lune qui se sont retirées derrière les nuages.

Le succès de cette première chanson conduira Idir à Paris, en 1975, où Pathé Marconi lui propose de  produire son premier album. Le titre A Vava Inouva devenu un tube planétaire, diffusé dans 77 pays et traduit en 15 langues, fut aussi adopté par le peuple kabyle comme hymne non officiel dans son combat éternel contre le pouvoir algérien ce qui, par contre-coup fit du chanteur un exilé, indésirable dans son propre pays, où il ne revint chanter qu’en octobre 2017, après 38 ans d’absence.     

vendredi 17 avril 2020

CHRISTOPHE ET "LES MOTS BLEUS"



Hommage à Christophe, l’inoubliable interprète d’Aline, Les marionnettes et Les Mots bleus. Le chanteur est mort à 74 ans, le 16 avril 2020. 

Son premier tube, Aline, en 1965, avait été suivi d'autres, dans les années 70 avec ses albums, Les Paradis perdus et Les Mots bleus. Son dernier disque, Les Vestiges du chaos, était sorti en 2016.

Comme Michel Berger, France Gall, Julien Clerc et Alain Bashung, Christophe était né en 1947 et m’avait accompagné de ses Mots bleus pendant mes années d'université.  Je n’ai appris que tout récemment que les paroles en avaient écrites par Jean-Michel Jarre, que je connaissais surtout en tant que compositeur. A son sujet, j'ai une anecdote à vous raconter. J'ai découvert Oxygène alors que je venais d'arriver à la Grande Canarie, à la rentrée 1978. J'avais trouvé un appartement sur La Isleta, au nord de Las Palmas et j'entendis pour la 1ère fois cette musique venant d'un bar situé au pied de mon immeuble. Je n'y résistais pas et j'allais demander quelle était cette musique. Les locaux, goguenards, m'apprirent en riant qu'il s'agissait d'Oxygène, l'album d'un musicien français du nom de Jean-Michel Jarre. Autant vous dire que je me suis empressé de me procurer l'enregistrement que j'ai ensuite écouté en boucle  pendant plusieurs mois. 

Les mots bleus  

Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
***
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre
***
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
***
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre
***
Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix
***
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
***
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles...

Je renonce ce soir à placer ici une vidéo d'enregistrement de Christophe. Elles sont toutes inaccessibles, sans doute en raison de droits d'auteur ou pour une raison inconnue de moi. 

J'avais redécouvert récemment toute la force de cette chanson en écoutant par hasard une réinterprétation tout à fait décoiffante des Mots bleus par Valentin Stuff. un jeune chanteur à la voix incroyablement grave qui participait à l'émission The Voice. 

 

jeudi 2 avril 2020

AND PEOPLE STAYED HOME/ET LES GENS RESTÈRENT CHEZ EUX par Kitty O'MEARA



Confinement au Vatican (image de Filippo Monteforte/AFP )

Catherine “Kitty” O’Meara's poem, 'And People Stayed Home'/ 'Et les gens restèrent chez eux'

J'ai reçu ce beau poème en prose d'une amie, R.A. Elle l'avait elle-même reçu avec une attribution erronée à un auteur irlandais Kathleen O'Meara qui l'aurait publié en 1869. Après quelques recherches, j'ai découvert que ce texte avait été écrit en mars 2020 par une enseignante à la retraite du nom de Catherine "Kitty" O'Meara, de Madison, dans le Wisconsin (USA). Lors d'une interview par une chaîne de télévision américaine, elle explique que, se sentant impuissante devant l'épidémie de coronavirus qui déferle, depuis février 2020, sur le monde, elle avait écrit ce texte comme u, message d'espoir à destination de ses amis.  
Lorsque je l'ai lu, j'ai immédiatement pensé à un superbe poème d'une autre américaine, Sara Teasdale "There will come soft rains" (Il viendra des pluies douces), cité par Ray Bradbury dans Chroniques martiennes.   

“And people stayed home
Et les gens restaient chez eux
and read books and listened
Ils lisaient des livres et écoutaient
and rested and exercised
Ils se reposaient et faisaient du sport
and made art and played
Ils faisaient de l’art et jouaient
and learned new ways of being
Ils apprenaient ne Nouvelles façons de vivre
and stopped
Ils s’arrêtaient
and listened deeper
et écoutaient davantage
someone meditated
Quelques-uns méditaient
someone prayed
certains priaient
someone danced
D’autres dansaient
someone met their shadow
and people began to think differently
et les gens commencèrent à penser différemment
and people healed
et les gens guérissaient
and in the absence of people who lived in ignorant ways,
et en l’absence de ceux qui vivaient de manière ignorante
dangerous, meaningless and heartless,
dangereuse, de manière insensée et insensibles,
even the earth began to heal
même la Terre commença à guérir
and when the danger ended
et quand le danger fut définitivement écarté
and people found each other
et que les gens se retrouvèrent
grieved for the dead people
qu’ils eurent pleuré leurs morts
and they made new choices
et fait de nouveaux choix
and dreamed of new visions
rêvé de Nouvelles visions
and created new ways of life
créé d’autres manières de vivre
and healed the earth completely
que la Terre eut guéri entièrement
just as they were healed themselves“ 
juste comme ils eurent guéri eux-mêmes.

[La traduction est de moi] 

dimanche 29 mars 2020

HOMMAGE A ALAIN BASHUNG



Je me rends compte que je n’ai pas encore rendu hommage à Alain Bashung, mort le 14 mars 2009 à l’âge de 61 ans d’un cancer du poumon. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. J’aimais beaucoup cet artiste éclectique aux chansons aux paroles énigmatiques qui étaient de la pure. A mon sens, l’une de ses plus belles est « La nuit je mens ». Ce texte m’a d’ailleurs inspiré l’un de mes plus récents poèmes.  

La nuit je mens (Alain Bashung)

On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour, j'ai fait le mort
T'étais pas née
À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J'ai fait la saison
Dans cette boîte crânienne
Tes pensées
Je les faisais miennes
T'accaparer seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque
Un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous
Dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murènes
J'ai fait l'amour j'ai fait le mort
T'étais pas née
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho

Paroliers : Alain Bashung / Edith Fambuena / Jean Marie Fauque / Jean-Louis Pierot

LES RÊVES SONT COMME LE BONHEUR...


"Il est regrettable de voir comme les rêves vieillissent plus vite que les rêveurs. Vous serez surpris de voir avec quelle force ils viennent vous hanter lorsque vous parvenez à l'automne de votre vie. A ce moment-là, on serait prêt à donner n'importe quoi pour avoir une dernière chance de les réaliser. Mais les rêves sont comme le bonheur ; ils ne se remettent pas à plus tard." 

Casper à Evan dans En ton âme et conscience de Claire Norton. Paris, Robert Laffont, 2017. 

jeudi 23 janvier 2020

DÉCÈS DE NOTRE PIGEON ARTHUR


Arthur dans mes bras lors d'un voyage en Italie

Nous avons une triste nouvelle à annoncer à tous ceux qui connaissaient notre petit pigeon Arthur (et ils étaient nombreux parmi nos amis et au sein de l'association Cévennes Terre de Lumière), Il est mort ce matin dans les bras de Maman. Il n'allait pas trop fort depuis 3-4 jours et avait beaucoup maigri. Il n'a pas souffert et s'est éteint comme une bougie qu'on souffle. Nous sommes très tristes et nous ne l'oublierons jamais tant, en 9 ans, il a fait partie de notre famille et nous a rendu au centuple le bonheur que nous avons pu lui procurer.

samedi 22 juin 2019

AaRON : U-Turn (Lili)



Le clip-vidéo qui accompagnait ce post a été plusieurs fois supprimé. Etant Ardéchois de naissance et don particulièrement têtu, je la remets une nouvelle fois en ligne.


J'ai entendu "U-Turn" d'AaRON, par hasard. J'ai acheté le CD car j'ai immédiatement accroché avec ce morceau. Je ne savais rien d'autre sur ce groupe - ni même qu'il était français ! car il chante en anglais) et encore moins que U-Turn avait servi de BOF (bande originale du film) à "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret, sorti à l'automne 2006.

Pour ce film, voir sur mon blog cinéma Cinérock07. 

J'ai eu envie de traduire le texte de l'anglais au français. En le faisant, j'ai aussi eu envie d'en savoir plus sur ces musiciens et voici ce que je viens de trouver :

"Les vices et vertus d'AaRON"

Rencontre avec un tandem français qui navigue dans les eaux troubles de la mélancolie trip-hop.
"AaRON, pour Artificial Animals Riding On Neverland." Soit des «animaux artificiels qui chevauchent des pays imaginaires». Mais c'est aussi un nom qui figure sur plusieurs toiles de Basquiat, un peintre qui avait pris la ville pour terrain de jeux (...). Moins onirique mais pas moins énigmatique, AaRON est un captivant duo pop français composé de Simon Buret (chant, paroles) et Olivier Coursier (piano, programmations, guitares). Pas révolutionnaire pour autant mais suffisamment intriguant grâce à leurs airs qui naviguent en eaux troubles. AaRON a connu une destinée qui tient du conte de fées contemporain. De celle que l'industrie du disque adore citer pour prouver que les groupes indépendants peuvent défier les lois du marketing en tout temps. Et plus particulièrement en ces jours de concentration accélérée du marché. « Il pourrait y avoir eu une méchante sorcière dans notre histoire. Mais aucune n'a pointé le bout de son nez. Entre nous, le rapport a été fusionnel. AaRON, c'est d'abord une véritable amitié musicale, une rencontre rare autour de sensibilités communes. » En mars dernier, quelques jours seulement après leur premier concert qui leur a provoqué « des sensations aussi intenses que magiques grâce à l'énergie circulaire qui s'est soudain propagée dans leurs cœurs et dans la salle », les deux larrons d'AaRON étaient en promotion à Genève. Décontractés, en noir de la tête aux pieds, ils devisent calmement une fois encore sur la genèse de leur succès. L'histoire d'AaRON, au même titre que son répertoire liminaire en forme de passerelle vers l'imaginaire, devrait longtemps encore fonctionner comme une machine à fantasmes. Au Paléo Festival, en la matière, Simon et Olivier, 26 et 30 ans, gueules d'anges, ne pouvaient mieux tomber. En quelques mois, le répertoire essentiellement anglophone d'Artificial Animals Riding On Neverland s'est écoulé à quelque 150000 copies. Le festival vaudois pourrait encore accélérer cette succes story débutée grâce à « U-Turn (Lili) », chanson séditieuse figurant sur la bande-son du film "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Loiret (plus d'un million de spectateurs). Et qui résume à merveille l'esprit d'un tandem évoquant les heures sombres de la mélancolie trip-hop. Une vie rêvée en tout cas pour ces visages émaciés, profils de mannequins, qui ont su tisser une redoutable unité entre sentiments, musiques et textes chagrins. « La fin d'une relation amoureuse a débouché sur une histoire d'amitié, c'est quand même merveilleux, explique Simon Buret, qui s'est nourri de sa désillusion sentimentale entre autres pour alimenter les textes. » Avant de poursuivre : « La mélancolie que dégage notre projet ne ressemble en revanche pas à de la tristesse absolue. C'est plutôt la transcription d'obsessions, de rages intérieures. Notre palette instrumentale devait, comme dans la musique classique, l'opéra ou les BO cinématographiques, refléter une émotion et un sentiment précis. » (...) Noctambule et venimeux, les morceaux accidentés qui se dévoilent ainsi derrière une pochette mettant en scène une sirène androgyne échouée sur une falaise accueillent donc des histoires de cœur tout aussi cabossées. Charriées d'une voix sombre et typée qui semble détachée, elles parlent surtout d'une profonde solitude, de mensonges, de trahisons, de faux-semblants. Rarement de paradis, à moins qu'il ne soit artificiel. (...) La dramaturgie qui sous-tend la moindre inflexion d'AaRON ressemble, elle, sur scène, à des beautés crépusculaires, enluminées par instants par un violoncelle et un jeu d'ombres et lumières. Simon Buret est habituellement comédien. Ce qui contribue à imposer une présence, un climat de série noire. Bienvenue dans le cocon vicié d'AaRON."  © Olivier Horner - Le Temps, 2007 - Mercredi 25 juillet 2007 - Rubrique: Culture .

Je vous invite à méditer cette phrase qui clôt la dernière de l'album d'AaRon :

"...always keep in mind that life is a great thing, everything hard has its positive side, don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." soit, en français : "... garde toujours à l'esprit que la vie est une grande chose, tous les mauvais coups du sort ont un aspect positif, ne t'attache pas à la réalité quotidienne, permets-toi de rêver, aies foi en tes rêves les plus fous." C'est une philosophie que je partage. Aussi, j'ai repris une partie de cette phrase pour mettre en exergue de mon blog.

U-TURN (Lili)

Lili, take another walk out of your fake world
please put all the drugs out of your hand
you'll see that you can breathe without no back up
so much stuff you got to understand
for every step in any walk
any town of any thought
i'll be your guide
for every street of any scene
any place you've never been
i'll be your guide

Lili, you know there's still a place for people like us
the same blood runs in every hand
you see its not the wings that make the angel
just have to move the bats out of your head
for every step in any walkany town of any thought
i'll be your guide
for every street of any scene
any place you've never been
i'll be your guide

Lili, easy as a kiss we'll find an answer
put all your fears back in the shade
don't become a ghost without no colour
cause you're the best paint life ever made

Merci (thanks to) : http://musique.ados.fr/AaRON/U-Turn-Lili-t109573.html pour le texte en anglais.
Ma fidèle "conseillère en traductions", Marie-Cécile Oubrier m'a proposé quelques améliorations que j'ai intégrées dans ma traduction.

Fais demi-tour ! Lili
Fais un pas hors de ton monde artificiel
S'il te plaît, laisse tomber toutes ces drogues
Tu verras que tu peux t'en passer
Y'a tant de trucs que tu dois comprendre
A chaque pas que tu feras,
Dans chaque ville où tu iras,
A chaque pensée que tu auras,
Je serai là
Dans chaque rue où tu iras,
Dans chaque endroit
Où tu te rendras,
Je serai là

Lili, tu sais, il y a toujours une place pour les gens comme nous,
Le même sang coule dans nos veines
Tu sais, ce ne sont pas les ailes qui font les anges (1)
Chasse ces idées noires de ta tête
A chaque pas que tu feras
Dans chaque rue où tu iras
A chaque pensée que tu auras,
Je serai là
Dans chaque rue de chaque endroit
Dans tous les lieux où tu iras
Je serai là

Lili, nous trouverons la réponse aussi aisément qu'un baiser
Rejette toutes tes peurs loin dans l'obscurité
Ne deviens pas un fantôme incolore
Car tu es la plus belle œuvre d'art que la vie ait jamais faite

(1) Je sais que la bonne traduction serait : "L'habit ne fait pas le moine" mais je garde la traduction mot-à-mot de l'anglais car je la trouve beaucoup plus poétique et adaptée au sens de la chanson.
[Merci pour son aide et ses conseils à Marie-Cécile Oubrier]

jeudi 20 juin 2019

Léonard DUCRY "Oh J'Cours tout seul" de William SHELLER






Ce concours nous donne l'occasion de découvrir des talents insoupçonnés. Celui de Léonard Ducry, un jeune musicien Suisse, du canton de Fribourg. Serveur de son état, il est le pianiste et le chanteur d'un groupe de 4 musiciens, créé en 2014, intitulé "The Bank" parce qu'il répète dans les caves d'une banque (on est en Suisse, que diable !). Ce garçon de 21 ans a un talent fou et une présence incroyable, ce qui, hélas, ne l'a pas empêché d'être éliminé en demi-finale. J'espère pour lui qu'il ne se découragera pas et pourra lâcher rapidement le métier qu'il exerce. Bravo, Léonard !

jeudi 6 juin 2019

Etienne Daho - Sur mon cou (Live)



Tu es bien sur le blog personnel de Roland. Je te souhaite la bienvenue. Welcome on Roland Comte's personal blog. I wish you a good visit. Bienvenido sobre el blogo de Roland. Me alegro de tu visita !