"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

lundi 26 juin 2017

BANKSY, MAÎTRE DU STREET ART




Banksy est le pseudonyme d'un artiste britannique connu pour son art urbain (ou street art) et également comme peintre et réalisateur. Dissimulant sa véritable identité, Banksy est entouré de mystère. Cet artiste combine les techniques de Warhol et l'œuvre in situ pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie comme Ernest Pignon-Ernest, Miss.Tic, Jef Aérosol ou Blek le rat. Les pochoirs de Banksy sont des images humoristiques, parfois combinées avec des slogans. Leur message est toujours subversif, antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème. Ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.


Étant plus jeune, il a fait partie d'un groupe de graffeurs, le Bristol's DryBreadZ Crew (DBZ). Il aurait été influencé par la scène underground de Bristol et par ses relations entre artistes et musiciens, cette ville ayant donné naissance au mouvement trip hop. C'est à Bristol que Banksy a réalisé ses premières œuvres. Aujourd'hui on peut en trouver certaines en galerie.



Il se forge une certaine notoriété dans les milieux alternatifs et les médias traditionnels s'intéressent aussi à lui. Il participe au festival de graffitis « Walls on Fire » (en 1998, dans le quartier portuaire de Bristol.) En 1999, il crée la fresque The Mild Mild West. En 2000, il expose l'ensemble de son œuvre au restaurant Severnshed de Bristol). Il a notamment travaillé sur le film Les Fils de l'homme et a réalisé en 2003 la pochette du disque de Blur, Think Tank.


En 2004, il fait imprimer des faux billets de 10 livres en y remplaçant l'effigie de la Reine Elizabeth par celle de Lady Diana. Il change également le « Bank of England » par « Banksy of England ». Il en disperse la plupart lors du célèbre carnaval de Notting Hill. En 2005, lors de son exposition Crude Oils, il détourne les tableaux de Claude Monet ou de Vincent van Gogh et à cette occasion, il libère 200 rats.



Banksy a fondé le projet « Santa's Ghetto » en réalisant des peintures sur le mur de Bethléem et aux abords du camp d'Aida afin de « redonner espoir aux habitants palestiniens ». En 2005, avec l'aide d'autres artistes, comme Ron English, un Américain, le mur de séparation devient peu à peu une toile artistique géante, comme avec l'image de la petite Vietnamienne brûlée au napalm qui tient par la main Mickey Mouse et Ronald McDonald.



Concernant ce projet, Banksy raconte dans son livre Wall & Piece, qu'un jour, alors qu'il peignait sur le mur de séparation, un habitant est venu lui dire : « Vous embellissez le mur. » Banksy, flatté lui répondit : « Merci, c'est gentil ». Mais ce n’était pas un compliment car le vieil homme poursuivit : «On ne veut pas que ce mur soit beau, on ne veut pas de ce mur, rentrez chez vous. »

En septembre 2006, il place une poupée gonflable en taille réelle à Disneyland (Californie) qui porte un uniforme orange comme ceux de Guantanamo.

Au cours de l'été 2009, une importante exposition de plus de 100 œuvres lui a été consacrée au musée de Bristol. Elle aura accueilli plus de 300 000 visiteurs pendant 12 semaines.


Techniques utilisées

Les œuvres de Banksy sont, pour la plupart de ses peintures, effectuées avec des pochoirs. Dans son livre Wall and Piece, Banksy explique cette décision : il travaillait lentement lors de ses débuts, et se faisait souvent prendre en flagrant délit. Les pochoirs lui permirent de travailler beaucoup plus rapidement et d’échapper à la police.

En 2010 est sorti le film Faites le mur ! (Exit Through the Gift Shop), réalisé par Banksy lui-même et présenté au Festival du film de Sundance, ainsi qu'à la Berlinale. Celui-ci fut nommé pour l'Oscar du meilleur film documentaire en janvier 2011. Le film présente des artistes comme Invader et Shepard Fairey, tous supposément filmés par Thierry Guetta, qui tente lui aussi de devenir un artiste urbain.



En 2011, juste après les émeutes qui ont secoué le Royaume-Uni, il diffuse sur Channel 4 un documentaire sur la désobéissance civile intitulé The Antics Roadshow.


À partir du 1er octobre 2013, il réalise des œuvres à New York, mêlant graffitis et installations dans des camions. Il intitule cette prestation Better out than in[1]. Son premier graffiti est rapidement vandalisé. Il est aussi, à cette occasion, pisté par les fans. L'un d'eux dépose un pisteur dans un des camions qu'il a redécoré, tandis qu'un autre diffuse une photo d'une personne censée être Banksy prise alors qu'un de ses camions était tombé en panne.

En août 2015, il ouvre son parc d'attractions Dismaland à Weston-super-Mare, qui est une sombre parodie de Disneyland et qui s'avère être une exposition gigantesque réunissant des œuvres de Banksy ainsi que d'une cinquantaine d'autresartistes. Le 28 septembre 2015, le parc ferme ses portes au public avec un dernier concert après cinq semaines d'ouverture. L'artiste a fait savoir que le bois utilisé pour la construction du parc serait récupéré et envoyé à Calais afin d'être utilisé pour construire des abris pour les réfugiés.

[Ce texte est emprunté à l’article consacré à Banksy par Wikipedia]

De nombreux sites sont consacrés à Banksy. En voici quelques uns sélectionnés pour vous permettre d'aller plus loin






[1] Etre mieux dehors que dedans. 

dimanche 18 juin 2017

LITTERATURE : Marc LEVY - LE VOLEUR D'OMBRES



Marc Lévy – Le voleur d’ombres

Avec le héros, nous revivons ces moments difficiles à l’école primaire où, nouveau venu dans une nouvelle classe, nous avons tous essayé de nous faire des amis. Comme dans toutes les classes, il y avait un caïd, dénommé Marquès, grand, costaud, qui voulait faire peser sa loi sur les plus faibles. Il y avait aussi Elisabeth, la plus jolie et la plus intelligente fille de la classe dont tous les garçons étaient amoureux. Et Luc, le fils du boulanger, qui devint le meilleur ami de notre héros pour la vie. 

Mais, depuis sa plus tendre enfance, celui-ci a un don : lorsqu’il marche sur l’ombre d’un autre, celle-ci lui révèle tout ce que ne disent pas les mots. Ainsi, il apprend par l’ombre de Marquès qu’elle est malheureuse avec son vrai propriétaire car Marquès lui-même est malheureux.

Il est rare que l’on ne perde pas de vue ses copains d’enfance, même lorsqu’il s’agit de son meilleur ami. Notre héros, lui, conservera le sien et, ensemble, ils monteront à Paris, feront des études médicales, partageront la même fille, jusqu’à ce que chacun trouve son chemin.


Magnifique roman, à la fois drôle, tendre, émouvant et empreint d’une dimension fantastique qui, à travers les rêves et les souvenirs de l’enfance, nous entraînera dans la quête d’identité de deux amis.   

Marc Lévy - Le voleur d'ombres, est le 11ème roman de l'auteur. Il est paru, comme tous les autres, chez Robert Laffont, en 2010. On peut aussi le trouver en édition de poche (coll. Pocket) 

vendredi 2 juin 2017

LITTERATURE : Kelley YORK "LE PIÈGE DE L'INNOCENCE"


Kelley York : Le piège de l’innocence (titre original : Modern monsters)

Vic Howard est jeune lycéen mal dans sa peau que tout le monde ignore. Son meilleur et seul ami est Brett, un garçon brillant, à qui l'avenir sourit. Les parents de Brett, des gens aisés (le père est avocat) témoignent à Vic, depuis son enfance, une attention que sa propre mère ne lui accorde pas.

Un week-end, Brett est invité à une fête organisée par des copains dans une maison au bord d’un lac. Comme il ne veut pas y aller seul, il convainc Vic de l’accompagner. Ce dernier n’est pas très emballé mais pour ne pas déplaire à Brett, il cède à ses instances.  Comme on pouvait s’y attendre, la soirée est très arrosée et on y fume des joints. Pendant la soirée, Vic remarque qu’une fille de son lycée, Callie, est malade d’avoir trop bu et, bien qu'il ne la connaisse que de vue, n'écoutant que son bon cœur, il la conduit dans une chambre pour qu’elle s’y repose. Puis Brett et lui quittent la fête.  

Les choses auraient pu en rester là si, le lendemain matin, la police ne sonnait pas chez Vic, pour lui annoncer que Callie l'accusait de l'avoir violée. Vic, qui est resté sobre pendant la soirée (c'est lui qui a pris le volant de la voiture de Brett au retour car celui-ci avait aussi trop bu), a beau affirmer qu'il est innocent, il est le seul suspect. Même sa mère propre mère ne le croit pas et le laisse se débrouiller seul avec les policiers. Seuls les parents de Brett lui apportent leur aide et l'hébergent chez eux. 

Au lycée, lui qui était jusque là transparent, est aussi devenu le thème de toutes les conversations ce dont il se serait bien passé. Jusqu’à Autumn, la meilleure amie de Callie, qui le menace de lui rouler dessus s'il s'approche à nouveau de sa copine. 

Mais, lorsque les expertises médico-légales démontrent que Vic n'est pas le coupable, l'étau se desserre quelque peu. Vic se rapproche d’Autumn et ensemble ils vont chercher qui, parmi les lycéens, a pu commettre un tel crime.

Ils y parviendront mais ce ne sera qu'au prix de la perte de l'innocence et du douloureux passage à l'âge adulte. 

Très beau roman initiatique qui traite d’un sujet, hélas, tragique et récurrent parmi les adolescents, celui du viol.


L’auteur, dont j’avais déjà lu un roman, Suicide Watch, traite de ce thème difficile d’un point de vue original, celui de l’accusé. Elle le fait avec beaucoup d’empathie et beaucoup d’humanité dans un style simple mais terriblement efficace.