"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

dimanche 25 février 2024

Mickey 3d - Respire (Clip officiel)


Ce titre "Respire" est sorti en 2003. Ving ans après, où en sommes nous ??? 

Serge REGGIANI - Le petit garçon (Audio Officiel)


Interprète : Serge Reggiani
Paroles : Jean-Loup Dabadie
Musique : Jacques Datin
Arrangements et direction musicale : Jean-Claude Pelletier

J'ai la chance de ne jamais avoir connu le départ soudain d'une compagne. Mais cette chanson me bouleverse.

lundi 19 février 2024

EN HOMMAGE A Alexeî NAVALNY (Bernard LAVILLIERS - Betty)


« N’oublions pas que la violence ne vit pas seule, qu’elle est incapable de vivre seule : elle est intimement associée, au plus étroit des liens naturels, au mensonge. La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Toute personne qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle. » (Alexandre Soljenitsyne)

Posté par @camusfredo sur YouTube. 

dimanche 18 février 2024

PINK FLOYD - High Hopes (Official Music Video)

SUPERTRAMP - The Logical Song (Official 4K Video)

Leonard COHEN - The Partisan

THE IRREPRESSIBLES - In This Shirt (live at Haldern Pop Festival 2009)


J'avais déjà posté un article il y a quelques années sur ce groupe que j'avais découvert grâce à la vidéo d'un danseur Dennis Mac Dao . J'avais publié les paroles de cette chanson et leur traduction. Je reprends ce post ici :
 
In This Shirt (By The irrepressibles)

I am lost, in our rainbow, now our rainbow has gone,
Je suis perdu, dans ton arc-en-ciel, maintenant que ton arc-en-ciel a disparu

Overcast, by your shadow, as our worlds move on,
Recouvert par ton ombre, comme nos mondes se sont enfuis,

But in this shirt, I can be you, to be near you for a while,
Mais, dans cette chemise, je peux être toi, être près de toi pour un moment encore,

There's a crane, knocking down all those things, that we were,
Il y a une grue qui met à bas toutes ces choses, ce que nous avons été,

I awake, in the night, to hear the engines purr,
Je m'éveille, dans la nuit, pour entendre les moteurs ronfler,

There's a pain, it does ripple through my frame, makes me lame,
Il y a une douleur, elle rampe à travers mon corps, elle me fait boiter

There's a thorn, in my side, it's the shame, it's the pride...
Il y a une écharde, dans mon côté, c'est la honte, la fierté

Of you and me, ever changing, moving on now, moving fast,
De toi et moi, toujours changeants, toujours continuant, toujours plus vite

And his touch, must be wanted, must become, through your ask,
Et son contact, doit être souhaité, doit devenir, à travers ta question 

But I need Jake to tell you, that I love you, it never rests,
Mais j'ai besoin de Jake pour te le dire, que je t'aime, cela ne s'arrêtera jamais,

And I've bled every day now, for a year, for a year,
Et j'ai saigné chaque jour, pendant un an, pendant un an, 

I did send you a note on the wind for to read....
Je t'ai envoyé un mot sur le vent pour que tu lises

... Our names there together must have fallen like a seed...
Nos noms là ensemble ont dû tomber comme une graine

... To the depths of the soil buried deep in the ground,
Dans les profondeurs de l'humus, profondément enfoncés dans la terre, 

On the wind, I could hear you, call my name, held the sounds,
Dans le vent, je peux t'entendre, appeler mon nom, l'écho se prolonge, 

I am lost,
Je suis perdu

I am lost, in our rainbow, now our rainbow has gone,
Je suis perdu, dans ton arc-en-ciel, maintenant que ton arc-en-ciel a disparu...

I am lost, in our rainbow, now our rainbow has gone,

I am lost.

[ Thanks to Lyricsmania  Traduit par Dreamcatcher]

Voir aussi : 

- Dennis Mac Dao danse sur la musique de The Irrepressibles
- Dennis Mac Dao sur la scène de Base Berlin

vendredi 16 février 2024

POESIE : INNOMBRABLES NOS VIES (Poème d'Yvon COMTE)



Photo Y. Comte

Innombrables nos vies  


Innombrables nos vies

Sous mille et mille miroirs d’eau

Passent nos existences

Écume étincelante de nos formes changeantes

Sous l’océan immense

Éclats fugaces de nacre bleue

Gouttes irisées diffractant la lumière

Dans un rayon de ciel

Images multiples et fugitives

Parcourent en filigrane

Nos rêves

Nos souvenirs secrets

Séquences successives

Fuient se mêlent et nous bousculent

C’est la nature du temps

Et des gémeaux !

 

Mika - Over My Shoulder - Gabriel Lobao | The Voice 2024 | Audition à l'...


Je regarde rarement The Voice car je déteste les concours et les compétitions. J'ai regardé par hasard cette émission et j'ai été scotché par la prestation de Gabriel Lobao interprétant Over my shoulder, une chanson de Mika que je n'avais jamais entendue. Quelle extraordinaire prestation qui m'en a rappelé une autre, celle de Cold song par Klaus Nomi qui m'a toujours donné des frissons.     

Avant d’être repris par Mika, dans une interprétation toute différente de la version originale, Over My Shoulder est une chanson du groupe pop rock Mike + The Mechanics qui l’a sortie en 1995. Elle a été écrite par Mike Rutherford et Paul Carrack, et produite par Mike Rutherford et Christopher Neil. C'est le premier single extrait de l'album Beggar on a Beach of Gold (Le mendiant sur une plage d'or). Le titre a atteint la 12e place au Royaume-Uni et la 9e place en France, et c'est le titre du groupe qui a connu le plus de succès. Il présente la particularité d'avoir une partie sifflée [extrait de Wikipedia].

Initialement, Over my shoulder fait partie du 1er album de Mika Life in cartoon motion (La vie en dessin animé), sorti en 2007. Cet album comprend 11 titres dont deux de ses plus grands succès ; Grace Kelly et Relax, take it easy. L’album, dans ses différentes versions, recèle plusieurs surprises dont une piste cachée, sur laquelle on entend cette extraordinaire chanson Over my shoulder après un silence de plusieurs secondes, alors qu’on croit l’album terminé.

Over My Shoulder (Par-dessus mon épaule)

Over my shoulder, running away

Par-dessus mon épaule, fuyant

Feels like I'm falling

Je sens comme si je tombais,

Losing my day

Perdant mon temps

Cold and dry

Froid et sec

Cold and dry

Froid et sec

Fog out my daylight

Le brouillard me cache la lumière du jour

Torture my night

Et torture ma nuit

Feels like I'm falling

Je sens comme si je tombais,

Far out of sight

Loin des regards

Cold, drunk

Froid et saoul

Tired, lost

Fatigué et perdu

Over my shoulder, running away

Par-dessus mon épaule, fuyant

Feels like I'm falling

Je sens comme si je tombais

Losing my way

Me perdant en chemin

Cold, dry

Froid et sec

Cold and dry

Froid et sec

Fog out my daylight

Le brouillard me cache la lumière du jour

Torture my night

Torture ma nuit

Feels like I'm falling

Je sens comme si je tombais

Far out of sight

Loin des regards

Cold, drunk

Froid et saoul

Cold and drunk

Froid et saoul

Merci à Great Song pour les paroles. Traduction de Roland Comte


MORT D'ALEXEI NAVALNY



On vient d'apprendre une bien triste nouvelle : la mort d'Alexei Navalny, principal opposant à Vladimir Poutine, enfermé dans un camp au-delà du cercle arctique depuis décembre 2023. 

Alexeï Anatolievitch Navalny, né le 4 juin 1976 dans l'oblast de Moscou et mort le 16 février 2024 à Kharp (Iamalie) est un avocat et militant politique russe. Il avait 47 ans.

Fondateur de la Fondation anti-corruption (FBK), il est connu pour son opposition à Vladimir Poutine. En 2020, il est victime d'une tentative d'assassinat par empoisonnement au « Novitchok » (un poison qui s’attaque aux centres nerveux) et est soigné en Allemagne. De retour en Russie, il est placé en détention dans un camp de travail. En janvier 2022, son nom est inscrit sur la liste des personnes terroristes par l'organisation fédérale russe de contrôle des transactions financières. Il est à nouveau condamné en mars 2022, à neuf années d'internement en régime sévère et en août 2023, sa peine est portée à 19 ans [Extrait de sa fiche Wikipedia].

Pour en savoir plus, voir l'article du Monde.   



lundi 12 février 2024

Etienne DAHO – Respire (Official Audio)


Je viens d'entendre cette très belle chanson pleine d'optimisme (on en a besoin !) d'Etienne Daho, qui fait partie de son dernier album "Tirer la nuit sur les étoiles". Malheureusement, pas de vidéo. Mais c'est très chouette quand même. 

dimanche 11 février 2024

Grace JONES - La vie en rose [Music Video] - 1977

Robert BADINTER, un cri de révolte - Un jour, un destin (Documentaire) France 3

Marc LAVOINE - Chère amie (live Olympia 2003)

POESIE - Dans la neige (Roland Comte)


Photo Danièle Calani

Dans la neige 

Dans la neige

Il y avait des pas

Les tiens

Et ceux de Minette

Ceux, légers, d’un oiseau aussi,

Sans doute une mésange bleue

Tu t’étais glissée sans bruit hors du lit

Ta lettre dans la boîte

Et tu étais partie

Ta lettre, un adieu

Je sortis dans la neige

Et je suivis les pas jusqu’à la porte du jardin

Sur le trottoir, la neige avait fondu

Je ne saurais jamais vers où tu es partie

Ni pourquoi

Ta lettre dit juste « Adieu »

Pourquoi m’as-tu laissé

Avec ma solitude et avec ma tristesse ?

Avec mes insomnies aussi ?

[Aubenas 13 novembre 2023 - Extrait du recueil inédit Paroles du vent - Roland Comte]

 

 

 

 

Marc LAVOINE, Cristina MAROCCO - J'ai tout oublié

samedi 10 février 2024

POESIE : Le souvenir


Photo R. Comte 


LE SOUVENIR
(Aubenas 13/11/2023)

 

Il me vient des parfums de pluie, l’été,

La douceur tremblotante d’une bougie,

Une bûche qui se consume dans l’âtre

L’odeur du bois qui brûle

Dans le calme d’une soirée d’hiver

Je t’écris

Que je vais bien…

Et toi, que deviens-tu ?

Cela fait longtemps que nous ne nous sommes pas écrit

Nous ne nous voyons plus

Nous ne nous parlons plus

Entre nous, l’océan

Le temps s’écoule

J’attends que tu reviennes

Mais je sais bien que rien

Ne sera comme avant

Nous avons vécu trop de choses…

L’amour n’est plus

Juste le souvenir

Ecris-moi…

Roland Comte (Aubenas, 13 novembre 2023)

[Extrait du recueil de poésies - Paroles du vent - Inédit]


 

Serge Reggiani - Il suffirait de presque rien (Audio Officiel)

Marc LAVOINE - C'est la vie

Francis CABREL - La robe & l'échelle


Le printemps est bientôt là...  

lundi 5 février 2024

SUPERTRAMP - Fool's Overture (1977)


J'ai découvert le groupe Supertramp alors que j'étais enseignant aux Iles Canaries (Las Palmas) entre 1978 et 1979 grâce à mes élèves qui me firent aussi découvrir Krafwerk, Dire Straits, The Alan Parson's Project, etc. J'ai toujours beaucoup aimé Fool's overture sans vraiment savoir pourquoi ni m'intéresser aux paroles, entraîné par la musique géniale de Supertramp. Il a fallu que je le réécoute récemment pour apprécier toute la complexité et les implications du texte. Je vous livre ci-après, avec un essai de traduction (j'ai flanché vers la fin) une tentative d'explication des paroles qui sont loin d'être, comme c'est souvent le cas pour les groupes anglo-saxons, anodines. Let's go ! 

 Supertramp – Fool’s ouverture (Extrait de l’album Even in the Quietest moments)

Fool's overture est une chanson du groupe de rock progressif Supertramp. Elle conclut leur album Even in the Quietest Moments…, leur cinquième album, paru en 1977. La chanson, exceptionnellement longue (plus de dix minutes) est une composition symphonique d’une complexité rare dans ce style de musique. C’est un hommage à Winston Churchill qui, le 4 juin 1940, réussit à retourner l’opinion britannique tentée de capituler devant Hitler. La chanson commence par un extrait du discours que prononça le Prime Minister, récemment élu à la place de Neville Chamberlain devant le parlement le 4 juin 1940 (*).

À 2 min 28, on entend cette partie du discours appelé « péroraison » de Winston Churchill, (que l'on peut retrouver en intégralité sur We shall fight on the beaches ) :

« We shall go on to the end... we shall fight on the seas and oceans,we shall defend our island, whatever the cost may be. We shall never surrender. » (« Nous irons jusqu'au bout... nous nous battrons sur les mers et les océans, nous défendrons notre île, quel qu'en soit le prix. Nous ne nous rendrons jamais. »)

Sur la voix de Churchill, on entend aussi Big Ben égrener les heures. Au cours du développement de la chanson, on entend aussi en arrière-fond des sirènes de police. Un flageolet reprend un extrait de Venus de Gustav Holst de la suite The Planets. On entend aussi le premier vers du poème de William Blake "And did those feet in ancient time" (« et ce que firent ces pieds dans les temps anciens »), plus connu sous le nom de "Jerusalem", ainsi qu’un court extrait du titre "Dreamer" (titre qui apparaît dans l’album Crime of the Century de Supertramp (1974).

(*) A ce sujet, voir le beau film Darkest Hour (Les heures sombres) de Joe Wright (2017). 

Paroles de Fool's overture

[Winston Churchill speech excerpts]

Extrait du discours de W. Churchill

We shall go on till the end...

Nous irons jusqu’au bout,

We shall fight on the seas and oceans...

We shall defend our island, whatever the cost may be...

Nous défendrons notre île, quel qu’en soit le coût

We shall never surrender!

Nous ne nous rendrons jamais !

[Verse 1]

History recalls how great the fall can be

L’histoire se rappelle combien grande peut-être la défaite

While everybody's sleeping, the boats put out to sea

Pendant que tout le monde dort, les bateaux prennent la mer

Born on the wings of time

Nés sur les ailes du temps

It seemed the answers were so easy to find

Il semble que les réponses étaient faciles

"Too late," the prophets cry

« Il est trop tard » crient les prophètes

The island's sinking, let's take to the sky

L’île est en train de couler, réfugions-nous dans le ciel

[Verse 2]

Called the man a fool, stripped him of his pride

Vous pouvez le traiter de fou, lui dénier toute fierté

Oh, everyone was laughing up until the day he died

Oh, chacun se rit de lui jusqu’au jour de sa mort

Oh, though the wound went deep

Oh, la blessure est profonde

Still he's calling us out of our sleep

Mais il continue à nous appeler dans notre sommeil

My friends, we're not alone

Mes amis, nous ne sommes pas seuls

He waits in silence to lead us all home

Il attend en silence pour nous ramener à la maison

[Chorus]

So you tell me that you find it hard to grow

Ainsi vous me dites que vous trouvez dur de grandir

Well I know, I know, I know

Oui, je sais, je sais, je sais

And you tell me that you've many seeds to sow

Et vous me dites que vous avez des graines à semer

Well I know, I know, I know

Oui, je sais, je sais, je sais

(distant choir sings 'Jerusalem' almost inaudibly)

Un chœur distant chante un extrait de Jerusalem de William Blake[1]

And was the Holy Lamb of God

Et le saint Agneau de Dieu a-t-il été

On England's pleasant pastures seen?

Vu sur les plaisants pâturages d’Angleterre ?

And did the Countenance Divine

Et la Face Divine a-t-elle

Shine forth upon our clouded hills?

a-t-elle brillé sur nos collines couvertes de nuages ?

Dreamer...

Rêveur…

[Verse 3]

Can you hear what I'm saying

Entendez-vous ce que je dis ?

Can you see the parts that I'm playing

Voyez-vous ce que je vous montre ?

"Holy man, rocker man, come on, Queenie

« Saint homme, rocker, allez, Queenie[2]

Joker Man, Spider Man, blue-eyed Meanie"

Joker, Homme-araignée, Meanie aux yeux-bleus »

So you found your solution

Ainsi vous avez trouvé la solution

What will be your last contribution?

Quelle sera votre dernière contribution ?

"Live it up, rip it up, why so lazy?

Qu’il se réveille, qu’il se lève, pourquoi est-il si paresseux ? 

Give it out, dish it out, let's go crazy

Rendez-vous, critiquez, devenez cinglés

Yeah!"

Yeah !

[Traduction de Roland Comte]

Notes

 [1] « And did those feet in ancient time » est un poème de William Blake, issu de la préface de Milton, connu de nos jours sous le titre Jerusalem. Ce second titre provient de son adaptation en hymne par Hubert Parry. Il est devenu l'un des plus fameux airs patriotiques anglais, avec Rule, Britannia! et Land of Hope and Glory. Ensemble, ce sont les trois chants qui sont entonnés par l'assistance lors de la « Last Night of the Proms » et, en certaines occasions, font quasiment office d'hymne national de l'Angleterre, ce pays n'ayant pas d'hymne officiel. Il s'agirait d'une référence à la visite qu'aurait faite Jésus accompagné de Joseph d'Arimathie, à Glastonbury, selon une tradition imprégnée de celtisme.

[2] Je ne sais pas à quoi font allusion les vers suivants. Ma traduction est peut-être complètement erronée. 



Murray HEAD - Say It Ain't So, Joe (1975 - Remastered 2017)

Jean FERRAT - Nuit et brouillard (1963)


« Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel / Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou / D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel / [...] les Allemands guettaient en haut des miradors, la lune se taisait comme vous vous taisiez ».

« Nuit et Brouillard » (en allemand Nacht und Nebel, ou NN) est le nom de code des « directives sur la poursuite pour infractions contre le Reich ou contre les forces d’occupation dans les territoires occupés ». Elles sont l'application d'un décret du 7 décembre 1941 signé par le maréchal Keitel et ordonnant la déportation de tous les ennemis ou opposants du Troisième Reich. En application de ce décret, il était possible de transférer en Allemagne les ressortissants des pays occidentaux occupés (France, Norvège, Pays-Bas et Belgique. Le Danemark et les pays de l'Est étant exclus du champ d'application des directives1) représentant « un danger pour la sécurité de l'armée allemande » (saboteurs, résistants, opposants ou réfractaires à la politique ou aux méthodes du Troisième Reich) et à terme, de les faire disparaître dans un secret absolu.

La chanson Nuit et brouillard de Jean Ferrat est sortie chez Barclay en décembre 1963 sur l'album du même nom. Commémorant les victimes des camps de concentration nazis de la Seconde Guerre mondiale, cette chanson évoque également pour lui la disparition de son père, Mnacha Tenenbaum, juif émigré de Russie en 1905 naturalisé français, engagé volontaire lors de la 1ère et de la 2ème guerre Mondiale. Joaillier à Paris, malgré son engagement, bien qu'époux d'une française, il fut arrêté par les autorités allemandes, placé au camp de Drancy puis déporté (le 30 septembre 1942) et exécuté un mois après son arrivée à Auschwitz. Jean Ferrat avait alors 12 ans. Sa chanson rend hommage à toutes les victimes de ces déportations.

 


Willy RONIS, Photographies Paris 1940


Willy Ronis, était né le 14 août 1910 à Paris 9e et décédé en 2009. Il avait donc 30 ans en 1940. 

En raison de son nom, beaucoup pensent qu’il était Américain alors que Willy Ronis était le fils de Marcus Ronis, un émigré juif d’Odessa en Ukraine, originaire de Russie, arrivé à Paris en 1904, et de Tauba Gluckman, une pianiste juive lituanienne, qui s’installa à Paris en 1899, fuyant les pogroms de l’Empire russe. Ses parents, mélomanes, se rencontrèrent dans une amicale d’exilés russes. Un fonctionnaire de l’immigration commet une erreur et baptise les Ronis « Roness », et c'est sous le nom que Marcus Ronis ouvre son studio de photographe.

Willy est l’un des représentants les plus importants de la photographie humaniste française avec Édouard Boubat et Robert Doisneau auxquels on le compare souvent. Ces photographes s’inscrivent dans une vision humaniste de la photo. Ronis a vu son œuvre couronnée de deux prix photographiques prestigieux : le Grand Prix national de la photographie en 1979 et le prix Nadar en 1981.

Musique d’accompagnement

Ella Fitzgerald - Isn't It Romantic? (Extr. de Ella Fitzgerald Sings The Rodgers And Hart songbook)

[Merci à Daniel Weiss @141R45 sur YouTube pour ce montage vidéo]


dimanche 4 février 2024

THE ANIMALS - The House Of The Rising Sun (Music Video) [4K HD]


The House of the Rising Sun est une chanson traditionnelle de folk américaine. La version commerciale la plus connue, enregistrée en 1964 par le groupe de rock britannique The Animals, a été un succès international, numéro 1 au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada.

La chanson raconte l'histoire d'une vie qui a mal tourné à La Nouvelle-Orléans. Ladite « maison » (house) pourrait désigner une maison close, un établissement de jeu, voire une prison, mais l'existence ou non de l'établissement a donné lieu à de nombreuses spéculations. La signification varie selon l'interprète : le point de vue peut être celui d'une prostituée ou d'un jeune homme corrompu par le jeu et l'alcool, selon que l'interprète soit un homme ou une femme. De nombreuses versions invitent également un frère, un parent ou des enfants à éviter le même sort.

Comme c'est le cas pour plusieurs classiques de la folk, l'auteur de The House of the Rising Sun est inconnu. Les musicologues pensent qu'elle est basée sur la tradition des « ballades populaires » (broadside ballads) et, thématiquement, elle a une certaine ressemblance avec la ballade du XVIe siècle intitulée The Unfortunate Rake. Selon Alan Lomax, « Rising Sun » était le nom donné à une maison de débauche dans deux chansons anglaises traditionnelles, et c'était aussi une appellation usitée pour des pubs anglais Lomax suppose que l'emplacement de la maison a ensuite été déplacé d'Angleterre à la Nouvelle-Orléans par des interprètes blancs du Sud des États-Unis. Quant à lui, Vance Randolph propose une origine française, « le soleil levant » (rising sun) faisant alors référence à l’utilisation décorative du symbole du soleil en cours à l’époque de Louis XIV et qui aurait été introduit en Amérique du Nord par des immigrants français.

House of Rising Sun aurait été connue des mineurs en 1905. La plus ancienne publication des paroles connue est celle imprimée par Robert Winslow Gordon en 1925, dans une chronique intitulée Old Songs That Men Have Sung dans le magazine Adventure. Les paroles de cette version commencent ainsi :

« There is a house in New Orleans, it's called the Rising Sun

« It's been the ruin of many a poor girl

«  Great God, and I for one

 [Pour en savoir plus, consulter l’art. de Wikipedia consacré à l'histoire de cette chanson qui fut un tube des années 60-70]


Joan BAEZ - Diamonds and Rust (With Lyrics)

Joan BAEZ "Ellas danzan solas"


Joan Baez : Ellas danzan solas/Elles dansent seules

 

¿Porqué están aquí, danzando solas?

Pourquoi sont-elles ici, dansant seules,

¿Porqué hay tristeza en sus miradas?

Pourquoi y a-t-il de la tristesse dans leurs regards ?

 

Hay soldados también

Il y a des soldats aussi,

Ignoran su dolor

Qui Ignorent leur douleur

Porqué desprecian el amor

Parce qu’ils ne savent pas ce qu’est l’amour

Danzan con los muertos

Elles dansent avec les morts

 

Los que ya no están

Ceux que ne sont déjà plus,

Amores invisibles

Amours invisibles

No dejan de danzar

Elles ne cessent de danser

Danzan con sus padres

Elles dansent avec leurs pères

Sus niños también

Avec leurs enfants aussi,

Y con sus esposos

Et avec leurs époux

En soledad, en soledad

En toute solitude

 

Yo las vi, en silencio gritarJe

Je les ai vues, crier en silence,

No hay otra manera de protestar

Il n’y a pas d’autre façon de protester

Si dijeran algo más

Si elles disaient un mot de plus

Sólo un poco más

Juste un mot

Otra mujer sería torturada

Une autre femme serait torturée

Con seguridad

Cela, c’est certain

 

Danzan con los muertos

Elles dansent avec les morts

Los que ya no están

Ceux qui ne sont déjà plus,

Amores invisibles

Amours invisibles

 

No dejan de danzar

Elles ne cessent de danser

Danzan con sus padres

Elles dansent avec leurs pères

Sus hijos también

Avec leurs fils aussi,

Y con sus esposos

Et avec leurs époux

En soledad, en soledad

En toute solitude

 

Un día danzaremos

Un jour, nous danserons

Sobre sus tumbas, libres

Sur leurs tombes, enfin libres

Un día cantaremos

un jour, nous chanterons

Al danzar

En dansant

Un día danzaremos

Un jour nous danserons

Sobre sus tumbas, libres

Sur leurs tombes, enfin libres

Un día cantaremos

Un jour, nous chanterons

Al danzar

En dansant

 

Ellas danzan con los desaparecidos

Elles dansent avec les disparus

Danzan con los muertos

Elles dansent avec les morts

Danzan con amores invisibles

Elles dansent avec des amours invisibles

Con silenciosa angustia

Avec une silencieuse angoisse

Danzan con sus padres

Elles dansent avec leurs pères

Con sus hijos

Avec leurs fils, aussi

Con sus esposos

Et avec leurs époux

 

Ellas danzan solas

Elles dansent seules

Danzan solas

Elles dansent seules

 

Hey Mr Pinochet

Hé Monsieur Pinochet

Su siembra huele mal

Vos semences sentent la mort

Y ese dinero que recibe

Et cet argent que vous recevez

Pronto se terminará

Bientôt cela sera fini

No podrá comprar más armas

Vous ne pourrez plus acheter d’armes

Ni a sus verdugos pagar

Vous ne pourrez plus payer vos bourreaux

Imagine a su madre

Imaginez votre mère

Danzando siempre en soledad

Dansant toujours toute seule

Danzan con los muertos

Elles dansent avec les morts

Los que ya no están

Ceux qui ne sont déjà plus

 Amores invisibles

Amours invisibles

No dejan de danzar

Elles ne cessent de danser

Danzan con sus padres

Elles dansent avec leurs pères

Sus niños también

Elles dansent avec leurs enfants, aussi

Y con sus esposos

Et avec leurs épouxi

En soledad, en soledad

En toute solitude

 

Merci à https://lyricstranslate.com [Traduction par Roland Comte]


Aliocha SCHNEIDER reprend "Le sud" de Nino FERRER


Belle interprétation qui fait revivre cette magnifique chanson écrite en 1975 par Nino Ferrer. Dommage qu'elle ait été amputée de son dernier couplet doux-amer qui lui donnait tout son sens:
 

Un jour ou l'autre il faudra qu'il y ait la guerre

On le sait bien

On n'aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire

On dit c'est le destin

 

Tant pis pour le Sud

C'était pourtant bien

On aurait pu vivre

Plus d'un million d'années

(A écouter ici dans l'interprétation originale par Nino Ferrer)

samedi 3 février 2024

COLDPLAY -God put a smile upon your face

Coldplay - God Put A Smile Upon Your Face (Dieu A Mis Un Sourire Sur Ton Visage)

 

Where do we go nobody knows ?

Où allons-nous personne ne le sait ?

I've gotta say I'm on my way down

Je dois avouer que je suis sur une mauvaise pente

God give me style and give me grace

Dieu m'a donné le style et la grâce

God put a smile upon my face

Dieu a mis un sourire sur mon visage

 

Where do we go to draw the line?

Jusqu’où allons-nous avant de nous fixer une limite ?

I've gotta say I wasted all your time, (oh honey honey)

J’avoue que je t’ai fait perdre ton temps (oh ma chérie)

Where do I go to fall from grace ?

Où quiq-je allé pour mériter une telle disgrâce ?

God put a smile upon your face, yeah

Dieu a mis un sourire sur ton visage, ah oui

 

Now, when you work it out I'm worse than you

Maintenant, quand tu réussis je suis pire que toi

Yeah, when you work it out I wanted to

Ouais, quand tu as réussi, j'ai voulu réussir

Now, when you work out where to draw the line

Maintenant, quand tu sais où placer tes limites

Your guess is as good as mine

Ton hypothèse est aussi bonne que la mienne

 

Where do we go nobody knows?

Où allons-nous personne ne le sait ?

Don't even say you're on your way down, (when)

Ne dis même pas que tu es sur la mauvaise pente (quand)

God gave you style and gave you grace

Dieu t'a donné le style et la grâce

And put a smile upon your face, ah yeah

Et a mis un sourire sur ton visage, ah oui

 

Now, when you work it out I'm worse than you

Maintenant, quand tu réussis je suis pire que toi

Yeah, when you work it out I wanted to

Ouais, quand tu as réussi, j'ai voulu réussir

Now, when you work out where to draw the line

Maintenant, quand tu sais où placer tes limites

Your guess is as good as mine

Ton hypothèse est aussi bonne que  la mienne

Its as good as mine (x7)

Est aussi bonne que la mienne (x7)

 

Where do we go nobody knows ?

Où allons-nous personne ne le sait ?

Don't even say you're on your way down, (when)

Ne dis même pas que tu es sur la mauvaise pente (quand)

God gave you style and gave you grace

Dieu t'a donné le style et la grâce

And put a smile upon your face

Et a mis un sourire sur ton visage, ah ouais

 

Merci à La Coccinelle.com pour les paroles. Traduction de Roland Comte

Paru sur l’album A Rush Of Blood To The Head (2002)

 

GRAND CORPS MALADE & Camille LELLOUCHE - "MAIS JE T'AIME" (CLIP OFFICIEL)

Mathieu DE LONGCHAMPS - Héros anonyme

vendredi 2 février 2024

Léo FERRE - La mémoire et la mer


Tiré du DVD "Léo Ferré au Théâtre des Champs-Élysées" (1984)

 

L&o Ferré  - La mémoire et la mer

 

La marée je l'ai dans le cœur

Qui me remonte comme un signe

Je meurs de ma petite sœur

De mon enfant et de mon cygne

Un bateau ça dépend comment

On l'arrime au port de justesse

Il pleure de mon firmament

Des années-lumière et j'en laisse

Je suis le fantôme Jersey

Celui qui vient les soirs de frime

Te lancer la brume en baisers

Et te ramasser dans ses rimes

Comme le trémail de juillet

Où luisait le loup solitaire

Celui que je voyais briller

Aux doigts du sable de la terre

 

Rappelle-toi ce chien de mer

Que nous libérions sur parole

Et qui gueule dans le désert

Des goémons de nécropole

Je suis sûr que la vie est là

Avec ses poumons de flanelle

Quand il pleure de ces temps-là

Le froid tout gris qui nous appelle

Je me souviens des soirs là-bas

Et des sprints gagnés sur l'écume

Cette bave des chevaux ras

Au ras des rocs qui se consument

Ô l'ange des plaisirs perdus

Ô rumeurs d'une autre habitude

Mes désirs dès lors ne sont plus

Qu'un chagrin de ma solitude

 

Et le diable des soirs conquis

Avec ses pâleurs de rescousse

Et le squale des paradis

Dans le milieu mouillé de mousse

Reviens fille verte des fjords

Reviens violon des violonades

Dans le port fanfarent les cors

Pour le retour des camarades

Ô parfum rare des salants

Dans le poivre feu des gerçures

Quand j'allais géométrisant

Mon âme au creux de ta blessure

Dans le désordre de ton cul

Poissé dans les draps d'aube fine

Je voyais un vitrail de plus

 

Et toi fille verte mon spleen

 

Les coquillages figurants

Sous les sunlights cassés liquides

Jouent de la castagnette tant

Qu'on dirait l'Espagne livide

Dieu des granits ayez pitié

De leur vocation de parure

Quand le couteau vient s'immiscer

Dans leur castagnette figure

Et je voyais ce qu'on pressent

Quand on pressent l'entrevoyure

Entre les persiennes du sang

Et que les globules figurent

Une mathématique bleue

Dans cette mer jamais étale

D'où nous remonte peu à peu

Cette mémoire des étoiles

 

Cette rumeur qui vient de là

Sous l'arc copain où je m'aveugle

Ces mains qui me font du flafla

Ces mains ruminantes qui meuglent

Cette rumeur me suit longtemps

Comme un mendiant sous l'anathème

Comme l'ombre qui perd son temps

À dessiner mon théorème

Et sur mon maquillage roux

S'en vient battre comme une porte

Cette rumeur qui va debout

Dans la rue aux musiques mortes

C'est fini la mer c'est fini

Sur la plage le sable bêle

Comme des moutons d'infini

Quand la mer bergère m'appelle


Léo FERRE - La vie antérieure (Baudelaire)

 

Extrait de Léo Ferré chante les poètes Théâtre Libertaire de Paris (1986)

Baudelaire – La vie antérieure

 

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques

Que les soleils marins teignaient de mille feux,

Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,

Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

 

Les houles, en roulant les images des cieux,

Mêlaient d'une façon solennelle et mystique

Les tout-puissants accords de leur riche musique

Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

 

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,

Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs,

Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

 

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,

Et dont l'unique soin était d'approfondir

Le secret douloureux qui me faisait languir.