"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

lundi 8 mai 2017

MUSIQUE : NINA SIMONE "MR. BOJANGLES"



Nina Simone – Mr. Bojangles*

I knew a man Bojangles
Je connaissais un homme, il s’appelait Bojangles
And he danced for you
Et il dansait pour vous
In worn out shoes
Dans des chaussures hors d’âge
With silver hair, a ragged shirt
Cheveux gris, une chemise en loques
And baggy pants, the old soft show
Et des pantalons amples, c’était le spectacle habituel
He jumped so high, he jumped so high
Il sautait si haut, il sautait si haut
Then he lightly touched down
Puis il retombait doucement sur le sol

I met him in a cell in New Orleans
Je l’ai rencontré dans une cellule à la Nouvelle-Orléans
I was down and out
J’étais au fond du trou
He looked at me to be the eyes of age
Il m’a regarda avec le regard de ceux qui ont tout vu
As he spoke right out
Et il se mit aussitôt à parler
He talked of life, he talked of life
Il parla de la vie, de la vie
He laughed, slapped his leg a step
Il rit, il ébaucha un pas de danse

He said his name, Bojangles
Il me dit son nom, Bojangles
And he danced a lick across the cell
Puis il a traversé la cellule en dansant
He grabbed his pants
Il a remonté son pantalon
in fettered stance
entre deux couplets
Oh, he jumped up high
Oh, ce qu’il sautait haut
Then he clicked his heels
Puis il claqua des talons
He let go a laugh, he let go a laugh
Il laissa échapper un rire, il laissa échapper un rire
Shook back his clothes all around
Il secoua ses fringues autour de lui

Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojangles, dansez !

He danced for those
Il dansait pour eux
At minstrel shows and county fairs
Aux spectacles de variétés et aux foires de comtés

Throughout the south
A travers tout le Sud
He spoke with tears of 15 years
Avec des larmes dans les yeux, Il parla des 15 années
How his dog and him traveled about
Pendant lesquelles son chien et lui avaient traversé le pays
His dog up and died, he up and died
Puis son chien est mort dans ses bras, il est mort dans ses bras
After 20 years he still grieves
Vingt ans après, il le pleure encore

He said I dance now
Il dit, je danse maintenant
At every chance in honky tonks
A chaque occasion, dans tous les tripots
For drink and tips
Pour un coup à boire, pour une aumône
But most of the time
Mais la plupart du temps
I spend behind these county bars
Je le passe derrière le comptoir
Cause I drinks a bit
Parce que j’ai trop bu

He shook his head
Il secoua la tête
And as he shook his head
Et il secoua la tête
I heard someone ask him
J’entendis quelqu’un lui demander
Please, please
S’il vous plaît, s’il vous plaît
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles,
Mr. Bojangles, dance!
Mr. Bojanglez, dansez !

* Pron. « bowdjàngles »

[La traduction est de moi] 

"Une chanson, comme un poème, a souvent une histoire. Ce titre, écrit par le musicien country Jerry Jeff Walker date de 1968, sur l’album éponyme. Il a été repris de nombreuses fois, par divers artistes, dont Elton John, Jamie Cullum, Cat Stevens, ou Robbie Williams. Cette interprétation de Nina Simone est particulièrement sensible et touchante.

Jerry Jeff Walker raconte qu’il a été inspiré par sa rencontre par un artiste de rue, dans une prison de La Nouvelle Orléans. Là, il a rencontré un vagabond qui se donnait lui-même le nom de Mr Bojangles, pour dissimuler sa véritable identité à la police. Réunis dans la même cellule, les deux hommes ont discuté des choses de la vie. Et puis Mr Bojangles s’est mis à parler de son chien mort et l’atmosphère est devenue lourde. Alors pour alléger l’ambiance, un des reclus a demandé quelque chose de plus drôle et Mr Bojangles a alors démontré son talent de danseur de claquettes. Une chanson était née…

Cette chanson a inspiré le titre du premier roman d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, sorti en janvier 2016 (Ed. Finitudes). Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :

« Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mademoiselle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. 
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.
L’optimisme des comédies de Capra, allié à la fantaisie de L’Écume des jours. »

[Merci à Gwenaëlle sur le blog Glaz Mag, pour ce bel éclairage d’un titre énigmatique.]

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