"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

mardi 10 juillet 2018

LE RIRE DES DIEUX



Ephèbe d'Anticythère

Tout est parti d^'un rêve que j'ai fait en octobre 2016. Depuis de nombreuses années, je transcris mes rêves les plus marquants et j'en arrive actuellement à plusieurs centaines. Parmi les derniers, j'en ai noté un que j'ai intitulé "Le rire des dieux". Le rêve, en fait, se résume à cette phrase écrite dans la nuit sur un des cahiers qui ne quitte pas la tête de mon lit. Comme ce n'était pas à proprement parler un rêve, je n'avais pas jugé utile de le transcrire dans le classeur qui leur est réservé. Mais comme je n'arrivais pas à me sortir cette phrase de la tête, j'ai fini par taper cette phrase sur internet et j'ai trouvé pas mal de pistes. Plusieurs livres empruntent ce titre... C'est aussi celui d'une conférence faite par un philosophe, un discours prononcé par Milan Kundera à l'occasion de la remise d'un prix, etc. J'ai trouvé aussi un court texte de Colette Estin, intitulé "Le rire des dieux d'Homère", publié dans le très sérieux Bulletin de l'association Guillaume Budé (n°1, mars 1984) :

"Là-haut, sur l'Olympe inaccessible, dont l'éther, déployé sans nuages, couronne le sommet d'une blanche clarté, loin de toute secousse, très très loin du Tartare, les dieux sont réunis en famille. Derrière les portes gardées par les Heures, ils ferment leurs oreilles aux clameurs des hommes. Ils n'ont pas envie aujourd'hui d'inspirer leurs favoris ni de punir les impertinents. Oubliées sont pour l'instant les jalousies et les rancunes, les querelles de préséance et les chicanes de protocole, suspendus les ruses de guerre et les complots politiques. Pas même un caprice. Et pour fêter cette journée de vacances, ils se sont conviés les uns et les autres à un grand banquet où tous sont égaux. 

On ne sent pas le fumet des hécatombes, mais le parfum de l'ambroisie; le nectar rouge luit doucement. Ils sont au grand complet, sortis chacun de son palais, pour se retrouver sur le parvis d'or (...) Les fronts sont sereins. N'ayant pas qui effrayer, ils ne crient pas, mais devisent paisiblement et Apollon fait résonner sa cithare pour la joie de tous. Zeus a déposé son sceptre et sa foudre. Il trône au-dessus de tous, mais ses yeux brillants n'ont en ce moment qu'indulgence pour les déesses aux bras blancs et aux mouvements gracieux, pour les dieux au corps resplendissant d'huile immortelle.  

A l'abri de la peine, le temps mis entre parenthèses, un peu las peut-être de voir les humains trop leur ressembler, les Olympiens sont satisfaits pour quelques heures de leur exclusive compagnie (...) Ils se contentent d'être heureux et beaux (...) 

***
En bas. La terre. Un petit homme se réveille en maugréant. Il se sentait si bien, là-haut. Il y était, dans l'éternité. A l'insu de tous, il est vrai, mais cela ne l'a pas empêché de rire de bon cœur. Par Zeus, son rire ne sonnait pas moins bien que celui des dieux (...) Il écarquille des yeux encore éblouis par la lumière de l'Olympe (...) Voici venir pourtant... cette jeune fille... si belle ! Impossible, sa place n'est pas ici. Mais, il l'a déjà vue quelque part, pas plus loin que dans son rêve de tout à l'heure : c'est une déesse descendue sur terre pour des raisons mystérieuses et personnelles. Tous autour de lui, la croient venue d'un ailleurs ordinaire. Il est lui, comme d'habitude, le seul à voir au-delà du quotidien. Et comme chaque fois en pareil cas, il éclate de rire. Et comme chaque fois, on le regarde; oh ! sans méchanceté, mais avec gêne et condescendance : c'est le fou du village. Il n'en conçoit jamais d'amertume, lais aujourd'hui, pour la première fois, il connaît la nostalgie. Il se souvient : sur le rire des dieux, nul ne se retourne."     

Certains de mes rêves m'ont déjà engagé des des aventures curieuses : peintures, textes poétiques, nouvelles, chapitres entiers de mon livre sur les Serviteurs d'Horus et l'Atlantide, etc.     

dimanche 8 juillet 2018

COUP DE COEUR MUSICAL : TOM McRAE & THE STANDING BAND - What a way to win a war



J'ai entendu cette chanson sur la dernière pub du parfum Flower de Kenzo. Elle m'a rappelé une musique que j'avais déjà entendu dans la BO d'une série TV mais je n'ai encore pu retrouver laquelle. L'interprétation faite dans la vidéo officielle ci-dessus est un peu plus heurtée que dans mon souvenir. La traduction que j'ai faite des paroles ne me satisfait pas vraiment et sans doute ai-je commis des erreurs. Je serais heureux que mes lecteurs me suggèrent des modifications.   

Tom McRae and the Standing Band – What a way to win a war (Est-ce une façon de gagner une guerre)

My favorite son
Mon fils préféré
Sent to the deep
A été envoyé par le fond
Stones in his shoes
Avec des pierres dans ses chaussures
And hands tied
Et les mains attachées
And sleeping the long sleep
Dormir d’un long sommeil
Stand to my left
Tiens-toi à ma gauche
It's the place of honor
C'est la place d'honneur
Strike the match through times of rain
Gratte une allumette par temps de pluie
Maybe we won't swing
Peut-être qu'on ne va pas basculer
So easy come
Il est tellement facile de venir
So easy go
Tellement facile de partir
We sharpen sticks and we throw stones
Nous aiguisons nos pieux et nous jetons des pierres
What a way to win a war
Est-ce une façon de gagner une guerre
What a way to fight a battle
Une façon de mener une bataille
I've been faithful general
J'ai été fidèle, mon général
But i tire of this cause
Mais je suis fatigué de cette cause
I'm with the beast
Je suis avec la bête
That backs the birds
Qui chasse les oiseaux
Can't pick a side now
Je ne peux pas choisir mon bord maintenant
I'm not sure
Je n’ai aucune certitude
This evidence I've heard
Ce témoignage que j'ai entendu
When i see a love
Quand je vois un amour
That croak it's tune
Ce coassement, on le reconnaît  
There in it's palace
Là dans son palais
I've fought self
J'ai combattu moi-même
That future
Ce futur
So easy come
Si facile à venir
Easy go
Si facile à faire
Pull out te arrow then let go
Retire la flèche puis laisse tomber
What a way to win a war
Est-ce une façon de gagner une guerre
What a way to fight a battle
Est-ce une façon de mener une bataille
I've been faithful general
J'ai été fidèle, mon général
What were we fighting for
Pourquoi nous battons-nous ?
What a way to win a war
Quelle façon de gagner une guerre
What a way to fight a battle
Quelle façon de mener une bataille
I've been faithful , loyal , carefull general please
J'ai été fidèle, loyal, prudent, mon général, s'il vous plaît
What a way to win a war
Est-ce une façon de gagner une guerre

MON COUP DE GUEULE DE LA SEMAINE : Le principe de fraternité consacré par le Conseil Constitutionnel



Photo publiée de la Marche de la fraternité publiée sur France Info le 08/08/2018


Le principe de fraternité consacré par le Conseil Constitutionnel.

« Pour la première fois, le Conseil constitutionnel a consacré la valeur constitutionnelle du « principe de fraternité ». Dans une décision du vendredi 6 juillet 2018, les gardiens de la loi suprême ont donné une force juridique à cette devise républicaine et considéré qu’il en découlait « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

Au moment où les pays de l’Union européenne (UE) se déchirent sur les questions migratoires, face à la montée des droites dures sur le continent, cette décision constitue indéniablement une victoire importante pour les associations et les personnes qui avaient saisi le Conseil d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) » [Julia Pascal - Le Monde, 7/7/2018]

Je salue bien entendu cette décision, en réponse à une question prioritaire de constitutionnalité de Cédric Herrou, oléiculteur de Breil-sur-Roya (Alpes-Maritimes), venu en aide, depuis 2015, à plus de 250 migrants venus d’Italie, persécuté par la justice française pour ce qu’on appelle depuis le « délit de solidarité », une notion qui n’existe pas dans le droit français (et pour cause !) La décision du Conseil Constitutionnel du 6 juillet 2018 est certes une grande victoire pour les défenseurs des libertés publiques et des principes de notre Constitution mais cela n’enlève rien à la colère et à la tristesse que l’on peut ressentir devant les dérives successives des politiques d’immigration qui s’accentuent, après une brève période d’accalmie lors de l’arrivée de la gauche au pouvoir à partir de 1981, depuis le retour des gouvernements de droite, sans exonérer – loin de là – la désastreuse présidence Hollande. Mais il est regrettable que l’on doive ainsi rappeler en 2018 des principes reconnus comme devise de la République française depuis le 17 février 1848 et inscrits au fronton de nos édifices publics depuis le 14 juillet 1880. 

Depuis ses origines, la France s’est bâtie sur l’immigration (et elle ne fut pas toujours aussi pacifique que de nos jours, rappelons seulement que les Francs dont les Français tirent leur nom et dont est issu Charlemagne, étaient des envahisseurs « barbares » venus de Germanie !) Inutile aussi, je suppose, de parler des différentes « vagues » venues d’Italie, de Pologne, d’Arménie, d’Espagne et, après l’abandon des colonies françaises, d’Asie, du Maghreb, d’Afrique, etc. Tous se sont fondus, avec plus ou moins de difficultés et de bonheur, dans la nation française. Et, malgré l’absurde racisme qui entache les faits divers chaque jour, à quel esprit rétrograde viendrait l’idée de reprocher à Isabelle Adjani, Romy Schneider, Coluche,  Yves Montand, Aznavour, Chopin, Picasso, Marie Curie, Dalida, Albert Schweitzer  – voire à Manuel Valls, Michel Poniatowski ou … Nicolas Sarkozy – leurs « origines étrangères » !!! Ces populations, ces cultures, ont enrichi la France et en ont fait ce qu’elle est, comme c’est aussi le cas, n’en déplaise à ce sinistre pantin qu’est Donald Trump, les Etats-Unis d’Amérique, terre majeure d’immigration s’il en est.     

Je suis néanmoins ravi que ce gouvernement qui démontre chaque jour un peu plus son inhumanité ait pris, selon l'expression du Canard enchaîné "un bon coup sur le bec" de la part de la plus haute autorité juridique de France. 

Pour ce post, mes références sont nombreuses. A part l'article cité du Monde, l'annonce de la décision du Conseil Constitutionnel a été commentée par de nombreux medias, tant en France qu'à l'étranger. Je me suis aussi référé à plusieurs articles de Wikipedia que je ne peux tous citer ici. 

mercredi 4 juillet 2018

COUP DE COEUR MUSICAL : Story of an Artist by Daniel Johnston



J'ai entendu cette chanson pour la 1ère fois sur une publicité pour les ordinateurs Mac. J'ai immédiatement été interpellé par son côté décalé, empreint de nostalgie, comme si l'on écoutait un vieux 33 tours qui a longtemps servi. J'ai pu identifier le nom de l'artiste (Daniel Johnston) et le titre de la chanson (Story of an artist) grâce au site Musique de pub  que je recommande à tous ceux qui cherchent à nommer une musique illustrant une publicité (certaines sont surprenantes et souvent formidables!)

J'ai aussi trouvé les paroles sur un autre excellent site, La Coccinelle grâce auquel j'ai déjà eu recours. La traduction est par contre de moi. 

Daniel Johnston - Story of an artist 

Listen up and I'll tell a story
Ecoutez, je vais vous raconter une histoire
About an artist growing old
Au sujet d’un artiste vieillissant
Some would try for fame and glory
Quelques-uns essayent d’atteindre la renommée et la gloire
Others aren't so bold
D'autres n’ont pas cette ambition

Everyone, and friends and family
Tout le monde, les amis et la famille
Saying, "Hey ! Get a job ! "
Diront " Allez, trouve-toi un job ! "
"Why do you only do that only ?
" Pourquoi ne fais-tu que ça ?
Why are you so odd ?
Pourquoi es-tu si bizarre ?
We don't really like what you do.
On n'aime pas vraiment ce que tu fais.
We don't think anyone ever will.
On ne croit pas que quelqu’un aimera un jour.
It's a problem that you have,
C'est un problème que tu as,
And this problem's made you ill. "
Et ce problème te rend malade. "

Listen up and I'll tell a story
Ecoutez, je vais vous raconter une histoire
About an artist growing old
Au sujet d'un artiste vieillissant
Some would try for fame and glory
Quelques-uns essayent d’atteindre la renommée et la gloire
Others aren't so bold
D'autres n’ont pas cette ambition

The artist walks alone
L'artiste marche seul
Someone says behind his back,
Quelqu'un dit derrière son dos,
"He's got his gall to call himself that !
" Il est en colère qu’on lui dise cela !
He doesn't even know where he's at ! "
Il ne sait même pas où il habite ! "
The artist walks among the flowers
L'artiste marche au milieu des fleurs
Appreciating the sun
Appréciant le soleil
He does this all his waking hours
Il fait cela pendant toutes ses heures de veille
But is it really so wrong ?
Mais a-t-il vraiment si tort ?

They sit in front of their TV
Eux, ils s'assoient devant leur télé
Saying, "Hey ! This is fun ! "
Disant " Hey ! Qu’est-ce qu’on se marre ! "
And they laugh at the artist
Et ils se moquent de l'artiste
Saying, "He doesn't know how to have fun. "
Iks disent " Il ne sait pas s’amuser "
The best things in life are truly free
Les meilleures choses dans la vie sont vraiment gratuites
Singing birds and laughing bees
Les oiseaux qui chantent et les abeilles rieuses
"You've got me wrong", says he.
" Tu m'as bien eu ", dit-il.
"The sun don't shine in your TV"
" Le soleil ne brille pas dans ta télé "

Listen up and I'll tell a story
Ecoutez, je vais vous raconter une histoire
About an artist growing old
Au sujet d’un artiste vieillissant
Some would try for fame and glory
Quelques-uns essayent d’atteindre la renommée et la gloire
Others aren't so bold
D'autres ne sont pas aussi ambitieux

Everyone, and friends and family
Tout le monde, les amis et la famille
Saying, "Hey ! Get a job ! "
Diront " Allez, trouve-toi un job ! "
"Why do you only do that only ?
" Pourquoi ne fais-tu que ça ?
Why are you so odd ?
Pourquoi es-tu si bizarre ?
We don't really like what you do.
On n'aime pas vraiment ce que tu fais.
We don't think anyone ever will.
On ne croit pas que quelqu’un aimera un jour.
It's a problem that you have,
C'est un problème que tu as,
And this problem's made you ill. "
Et ce problème te rend malade. "

Listen up and I'll tell a story
Ecoutez, je vais vous raconter une histoire
About an artist growing old
Au sujet d'un artiste vieillissant
Some would try for fame and glory
Quelques-uns essayent d’atteindre la renommée et la gloire
Others aren't so bold
D'autres n’ont pas cette ambition

Je me rends compte que j'avais déjà parlé de cet artiste à propos d'une autre chanson, intitulée True love will find you in the end, en novembre 2016.  

vendredi 8 juin 2018

COUP DE COEUR MUSICAL : HER "WE CHOOSE"



Her est un duo musical français. Formé en 2015 à Rennes, il était composé de Simon Carpentier (décédé d’un cancer en 2017 à l’âge de 17 ans) et de Victor Solf. Le nom du groupe, qui signifie « Elle » en anglais, a été choisi par ses deux membres pour représenter la cause des femmes et du féminisme.

Histoire

Après avoir passé une année scolaire aux États-Unis, Simon Carpentier rencontre Victor Solf, revenu d'Allemagne, au lycée Émile-Zola de Rennes où ils créent leurs premiers morceaux à seize ans. Ils entrent plus tard au conservatoire pour apprendre la musique classique qui les aidera dans la composition et les harmonies de leurs titres. Pendant six ans, ils sont membres du groupe d'électro pop rennais The Popopopops, fondé en 2007, avec lequel ils font deux EP, suivi d'un album intitulé Swell et de plusieurs concerts.

Le premier EP du duo « Her Tape #1 » sort en 2016. Leurs premiers singles sont Quite Like et Five Minutes. Le clip vidéo de la chanson Quite Like est réalisé par Raphaël Frydman et produit par Partizan. Il met en scène la beauté et la douceur féminines sous l'apparence d'une jeune femme – le mannequin finlandais Anna Nevala – mimant chaque parole murmurée par le duo.
Le premier album Her sort le 30 mars 2018.

Lyrics/Paroles de We choose (Nous choisissons)

We choose
Nous choisissons
The way we'll be remembered
La façon dont on se souviendra de nous
No you
Non, tu ne
Won't smoke me to embers
Me consummeras pas jusqu’à ce que je devienne cendres

We choose
Nous choisissons
You're not the one guiding
ce n'est pas toi qui décides
No you
Non,
Can't be denying
Tu ne peux le nier

I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken
Nos ailes sont brisées
But we'll keep on gliding
Mais nous continuerons à planer
I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken but we'll keep on gliding
Nos ailes sont brisées mais nous continuerons à planer

We refuse
Nous refusons
To be the one dying
D’être ceux qui meurent
No you
Non,
Can't be denying
Tu ne peux pas le nier

We choose
Nous choisissons
It's time to subside
Il est temps de se rendre
Our muse will never die
Mais notre muse ne mourra jamais

I think I think we could do anything
Je crois, je crois, que nous pouvons réaliser n’importe quoi
Our wings are broken
Nos ailes sont brisées
But we'll keep on gliding
Mais nous continuerons à planer

Cette chanson et ce clip sont un hommage à Simon Carpentier, décédé d’un cancer à l’âge de 27 ans. Première chanson écrite par les deux amis, le texte de « We Choose », fait référence à ce qui, pour le duo, correspond à une amputation. Filmé en noir et blanc et clair-obscur, dans un décor onirique, épuré et grandiose, « We Choose » a été réalisé par Antoine Poulet et Giorgio Martinoli. Les paroles, écrites en 2014, soit deux ans avant le décès de Simon, ont un sens étonnamment prémonitoires qui, rétrospectivement, fait froid dans le dos.

mardi 8 mai 2018

HOMMAGE A MAURANE



Maurane, de son vrai nom Claudine Luypaerts, était née le 12 novembre 1960 à Ixelles. Elle est décédée de cause inconnue à son domicile le 7 mai 2018 à l’âge de 57 ans. Elle avait été révélée dans les années 1980 par son rôle de Marie-Jeanne dans la deuxième version de l’opéra-rock Starmania. Ses titres les plus connus sont Toutes les mamas, Sur un prélude de Bach et Tu es mon autre (en duo avec Lara Fabian).

mercredi 11 avril 2018

HOMMAGE A JACQUES HIGELIN qui vient de nous quitter pour d'autres cieux.



Chanson harmonisée par Jean-Claude Oudot et dirigée par Rosario Pucini au sein de son groupe Choeur régional Ile-de-France en chansons (Créteil-94) mis en ligne sur Youtube le 6 avril 2018, jour du décès de Jacques Higelin à l'âge de 78 ans. Ciao, amigo !


vendredi 16 mars 2018

MUSIQUE : MY SUMMER BEE - Time's Running On




My Summer Bee est un groupe de cinq musiciens français originaire de Caen : Joy Lion (Chant), Nicolas Doré (Chant/Clavier/Guitare), Sébastien Barbey–Salibur (Chant/Clavier), Vincent L'homme (Batterie), Julien Romanet (Basse);

Leur style  électro-pop à l’univers très coloré avec une pop acidulée les a fait choisir pour servir de fond sonore à la publicité des frites McCain 2018. Je n’ai pas réussi pour l’instant à trouver les paroles de cette chanson.

jeudi 15 mars 2018

HOMMAGE A STEPHEN HAWKING




“Peu importe à quel point la vie peut paraître difficile, car vous perdez tout espoir si vous ne pouvez pas rire de vous et de la vie en général.”
Stephen Hawking

Le grand astrophysicien britannique Stephen Hawking est décédé le 14 mars 2018 à Cambridge. Il avait 76 ans. 

Atteint, à l'âge de 21 ans alors qu’il préparait sa thèse de doctorat, d’une maladie neurodégénérative évolutive (sclérose latérale amyotrophique, aussi connue en France sous le nom de maladie de Charcot) qui l’a, progressivement entièrement paralysé, il a poursuivi avec un courage et un acharnement admirable ses recherches dans le domaine de la cosmologie et de la gravité quantique qui l’ont fait comparer à Albert Einstein.

Son principal ouvrage de vulgarisation, publié en 1988 Une brève histoire du temps, est devenu un best-seller mondial vendu à plus de 10 millions d’exemplaires et traduit à ce jour dans 37 langues.  Dans ce livre, Stephen Hawking tente d'expliquer à des non-initiés des phénomènes comme le Big Bang, les trous noirs, les trous de ver (wormholes), le cône de lumière ou la théorie des cordes (string theory).

Un magnifique film biographique lui a été consacré en 2014 en sous le titre : Une merveilleuse histoire du temps (The Theory of Everything). Réalisé par James Marsh, ce film raconte la vie de St. Hawking (incarné par l’acteur britannique Eddie Redmayne) d'après la biographie de sa première épouse, Jane Hawking (incarnée par Felicity Jones). Ce film a valu l'Oscar du meilleur acteur 2015 à Eddie Redmayne pour sa remarquable interprétation du personnage de Stephen Hawking.

vendredi 9 mars 2018

CINEMA : EX-LIBRIS - The New York Public Library



J’ai vu récemment le film ExLibris : The New York Public Library et je voulais vous en parler. Ce film, sorti en 2017 (mais diffusé seulement en 2018), est un documentaire américain réalisé par Frederick Wiseman. Le réalisateur n’est pas un inconnu puisque cet homme de 78 ans a, depuis son premier film en 1964, réalisé plusieurs dizaines de documentaires. Parmi ses œuvres les plus remarquables, on compte des documentaires sur un hôpital psychiatrique (Titicut Follies, 1967), un sur un commissariat de police du Kansas (Law and Order, 1969), sur un grand magasin, un champ de course, Central Park, etc. Ex-libris est son 42ème et dernier film.   

Sans générique, le film s’ouvre abruptement sur une conférence de Richard Dawkins (un philosophe et éthologue britannique), expliquant la puissance de la science face à l’obscurantisme, sur le terreau duquel l’ignorance se nourrit, devant être combattue par la science et la culture. L’orateur expliquera longuement que ce n’est pas l’ignorance le problème, mais d’ignorer celle-ci. 

Le réalisateur pose ensuite sa caméra dans les différents sites (92 en tout) dépendant de la Bibliothèque publique de New York, en commençant par son site historique, fondé en 1911 sur la Cinquième Avenue à Manhattan. Avec près de 53 millions de documents, la New York Public Library est la seconde plus grande bibliothèque publique des États-Unis, derrière la Bibliothèque du Congrès et la 3ème du monde. Le film montre qu’au-delà d’une simple bibliothèque, la NYPL est une grande institution du savoir et la révèle comme un lieu d'apprentissage, d'accueil et d'échange. La bibliothèque de New York incite à la lecture, à l'approfondissement des connaissances et est fortement impliquée auprès de ses lecteurs et participe ainsi à la cohésion sociale des quartiers de New York, cité plurielle et cosmopolite. Lieu de culture et de démocratie, elle accueille également des concerts, des lectures, fait de la formation (rattrapage scolaire, initiation à la lecture, ateliers d’écriture, formation au langage des sourds et des aveugles, etc) et a même une politique d’accueil des SDF. Le tout entièrement gratuit pour les utilisateurs.

Au cours du film, des personnalités culturelles ou scientifiques, la plupart engagées, comme Elvis Costello, Patty Smith, ou des historiens et des universitaires passionnés renforceront ce premier constat d’une rare intelligence. Lors d’une réunion des prestigieux donateurs, on assistera à l’émouvant éloge de la première poétesse noire, dont je n’ai malheureusement pas retenu le nom.   
Ce film est un remède au désespoir qui nous saisit quand on apprend, à chaque jour qui passe, l’une des nouvelles folies de Donald Trump et de son administration. Il nous fait nous rappeler qu’après la France, les Etats-Unis sont le berceau de la démocratie, une grande terre de culture, un lieu où, si vous savez la saisir, la chance de vous en sortir vous est toujours donnée. On ressort de cette projection avec un optimisme renouvelé sur la capacité de l’Amérique à surmonter le goût amer que laisseront les années Trump.

« Je pense que la New York Public Library est bien plus représentative de l’Amérique que Donald Trump. Elle représente la grande tradition démocratique de l’Amérique que Trump aimerait détruire et cet esprit démocratique est constitutif de l’Amérique et représente ce qu’elle a de meilleur ». 


Quel dommage que ce film remarquable, qui nous montre le visage d’une Amérique plurielle, ouverte et démocratique, ait aussi peu et aussi mal été distribué dans notre pays, malgré la notoriété de son réalisateur. On peut cependant comprendre que les distributeurs aient hésité devant sa longueur exceptionnelle (3.15 H) et son thème atypique tout en regrettant cette frilosité qui a privé une majorité de Français d’une réflexion salutaire sur ce qu’est aussi l’Amérique.  


lundi 5 février 2018

The Show Must Go On Improvisation (St Lazare)

 

Je connaissais déjà Carl-le-pianiste que j'avais découvert sur Youtube (au 1er plan sur la photo). Dans cette vidéo, il est aux côtés de Mattias Plot. Cela se passe sur les quais de la gare St. Lazare à Paris grâce à une initiative de la SNCF (Pianos en gares) qui met des pianos à disposition des passagers dans différentes gares françaises afin que les musiciens amateurs puissent donner des concerts improvisés. Je trouve que ces deux jeunes sont fabuleux ! 

Vous pouvez voir d'autres vidéos de leurs exploits sur YouTube :

- Mattias Plot 
- Carl le Pianiste

Harry STYLES - SIGN OF THE TIMES



Clip superbe pour quelqu'un qui, comme moi, ai toujours rêvé de voler !

samedi 13 janvier 2018

MUSIC/MUSIQUE : "DAKOTA" par Robert Francis



“Dakota” by Robert Francis

Robert Francis est un guitariste et chanteur américain, né le 25 septembre 1987 à Los Angeles, en Californie. Cette chanson fait partie de son premier album : Un premier album, One By One, sorti en 2007. J’aime beaucoup la mélodie et, comme à mon habitude, je me suis essayé à en traduire les paroles mais, dans ce cas précis, je dois reconnaître que je reste assez décontenancé par le sens de celles-ci et je vous demande votre indulgence et éventuellement votre concours.

Light shines off rivers flowing through, 
La lumière se reflète sur le flot des rivières,
Every part of me wanting every part of you
Chaque parcelle de moi recherche chaque parcelle de toi
Soft and simple veins make a stain, 
Des veines souples font une tache ( ?)
Or find a dream
Ou trouvent un rêve
If I was the one, maybe I could feel your pain. 
Si j’étais le premier, peut-être ressentirai-je ta peine.

And the water boils while the night is on fire 
Et l’eau bouillonne dans la nuit en feu
I patiently wait like a bird on a wire.
J’attends patiemment comme un oiseau sur le fil.
Your dreams are made of fear while sleep surrounds us
Tes rêves sont faits de peur pendant que le sommeil nous enveloppe
Tunnels changing lanes oh summarize your pain inside a school bus
Les tunnels changent de direction Oh s’accumule ta peine dans le bus scolaire
Summer fall, October ends,
L’été s'achève, nous sommes fin Octobre
Shadows, odds and ends, 
Les ombres, le sort et la fin,
Winter won't pretend
L’hiver ne fera pas semblant

Oh I know I'll see you again
Oh Je sais que je te reverrai
The wind blows you and me,
Le vent souffle sur toi et moi
Catching teardrops in the leaves
Attrapant des larmes dans les feuilles
Oh I don't believe that every night I feel you breathe
Oh, je ne crois pas que chaque nuit je t’entendes respirer

And the tension boils like sailors close to home, 
Et la tension bouillonne comme un marin qui s'approche du port
Time is black, but you assume I'll be alone
Le temps est sombre, mais tu supposes que je serai seul
Fate does tempt itself a game of cat and mouse, 
Le sort s’essaie au jeu du chat et de la souris
It soon will find us
Il nous trouvera bientôt

And anything we need,
Et tout ce dont nous avons besoin
God knows the devil could precede
Dieu sait que le diable pourrait précéder ( ?)
In denying us
En nous refusant (?)

J'avais déjà mis en ligne en 2010 une vidéo de cet artiste interprétant l'un de ses plus grands succès Junebug. après l'avoir entendu dans l'émission Taratata, mais celle-ci avait été supprimée.

jeudi 14 décembre 2017

LITTERATURE : WONDERSTRUCK/LE MUSEE DES MERVEILLES de Brian SELZNICK



S'il est un livre qui doit bien figurer sur ce blog, c'est celui-là !

Brian Selznick est l’auteur de L’Invention d’Hugo Cabret, que nous avons découvert grâce au magnifique film Hugo Cabret réalisé par Martin Scorsese (2011), véritable ode aux débuts du cinéma et empreint d’une inventivité et d’une poésie rares.

Le titre original anglais du Musée des merveilles est Wonderstruck, mot intraduisible qui fait référence à la fois à la foudre et à l’émerveillement, joliment traduit (pour une fois !) par Le musée des merveilles qui a donné lieu, lui aussi, à un film.

Dans l’attente de voir le film, j’ai lu le livre. Ce livre inclassable et irracontable, mêlant dessins crayonnés dans l’esprit manga et texte, nous présente le parcours croisé de deux enfants sourds, nés à des époques différentes, que le destin fait se rencontrer au Musée d’histoire naturelle de New York. 

Une épopée poétique qui vous emmènera, à travers le temps et l'espace, du Minesotta à New York, dans les coulisses fabuleuses des musées.
       
Dans le même esprit, je vous recommande :

- L’invention d’Hugo Cabret de B. Selznick
- La voleuse de livres (The book thief) de Markus Zusack - le livre est bien meilleur que le film
- La trilogie « A la croisée des mondes » précédée de « La Belle Sauvage » (récemment paru) de Philip Pullman

Adaptations au cinéma :

- Hugo Cabret de Martin Scorsese (2011)
La voleuse de livres de Brian Percival (2013)
Les animaux fantastiques de David Yates (2016) - d'après un scénario de J. K. Rowling
Le musée des merveilles de Todd Haynes (2017)

On peut voir aussi :

- L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet de Jean-Pierre Jeunet (2013)

LITTERATURE : "LA BELLE SAUVAGE" de Philip PULLMAN



« La Belle Sauvage » est le titre du 1er volume d'une nouvelle trilogie qui s’insère dans la fameuse trilogie « A la croisée des mondes » de Philip Pullman. Le titre français n’est pas très parlant, pas plus que la couverture, une barque ballotée par les flots. Le titre anglais l’est encore moins (« The book dust », mot-à-mot, « Le livre de la poussière »), que ne comprendront que ceux qui ont déjà une approche de l’univers fantastique de l’auteur britannique. En réalité, ce livre, publié en 2017, soit 17 ans après la publication du dernier tome d’A la croisée des Mondes, Le miroir d’ambre (2000), est ce que les anglo-saxons appellent un « prequel », et se place avant le début des Royaumes du Nord (1995).    


« La Belle Sauvage » est le nom d'une barque appartenant à Malcolm, un garçon de 11 ans, fils d’aubergistes d’Oxford, qui est l’un des héros du livre. La seconde héroïne étant Alice (16 ans), servante de l’auberge. L’auberge se trouve à Oxford (du moins l'Oxford imaginaire de Philip Pullman). Ce sont Malcolm et Alice qui sauvent Lyra, alors tout bébé, des griffes de Mme Coulter et l'amènent, pour la protéger, à Jordan Collège où elle passera toute son enfance. Le livre est passionnant, bien que passablement long sur la fin, où les deux héros et bébé Lyra, à bord de la Belle Sauvage, sont ballotés sur les flots déchaînés de la Tamise en crue, d'Oxford jusqu'aux portes de Londres. On y entend pour la 1ère fois parler de l'aléthiomètre, de Lord Asriel et de la terrifiante Mme Coulter. Mais ne comprendront vraiment ce livre et ne l'apprécierons que ceux qui ont déjà lu les précédents. Espérons que la publication des deux volumes à venir de cette nouvelle trilogie ne prennent pas autant de temps que ce qui s'est écoulé entre Le miroir d'ambre et La Belle sauvage ! (mais il est vrai que, pour Pullman, le temps ne compte pas). 

jeudi 7 décembre 2017

Jean d'ORMESSON EST MORT


J'aimais bien Jean d'Ormesson, comme on aime bien un vieil ami un peu original, que l'on admire même si on ne partage pas toutes ses idées. Ce qui était le cas. Je suis viscéralement de gauche et d'Ormesson était de droite. Je ne l'ai pas connu, si ce n'est à travers ses livres (que j'ai peu lus) mais surtout à travers ses interviews que je ne ratais jamais lorsque je tombais dessus. C'était un être d'une telle culture, d'une telle intelligence et portant sur tout un regard si profondément joyeux et optimiste que l'on ne pouvait que l'aimer. Et par-dessus tout, il avait un tel humour que, dans sa bouche, même les choses les plus graves étaient allégées.

Par de nombreux côtés (si ce n'est pour ses convictions politiques, diamétralement opposées), il me faisait penser à un autre personnage exceptionnel, Stéphane Hessel. Tous deux étaient des êtres exquis, d'une culture sans bornes, curieux de tout, ce qu'au siècle des Lumières, on qualifiait d'honnêtes hommes.

Il y a peu d'êtres de ce genre. Ils sont précieux. Et, lorsqu'ils s'en vont, ils laissent un grand vide.   

"Une certaine légèreté demande plus d'efforts que la pesanteur, les leçons de morale, la gravité, l'ennui qui s'en dégage. Mais elle est liée aussi à une certaine grâce, au charme, au plaisir."

(Entretien avec Pascale Frey, 1994)

mardi 31 octobre 2017

HOMMAGE A LEONARD COHEN



Voici près d'un an (le 7 novembre 2016) que le grand Leonard Cohen quittait ce monde à l'âge de 82 ans quelques jours seulement après avoir sorti son 14ème et dernier album, intitulé "You want it darker" (Tu le veux plus noir). Leaving the table (Quitter la table) est le 4ème titre de l'album et c'est aussi un adieu. La photo illustrant ce clip est la dernière à avoir été prise de lui sur la terrasse de sa maison à Los Angeles. 

Leaving the Table 

I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I don’t know the people
Je ne connais personne
In your picture frame
Sur ta photo
If I ever loved you, oh no, no ?
Si je t’ai jamais aimée, Oh, non, non,
It’s a crying shame
C’est à pleurer
If I ever loved you
Si je t’ai jamais aimée ?
If I knew your name
Si je connaissais ton nom ?
You don’t need a lawyer
Tu n’as pas besoin d’un avocat
I’m not making a claim
Je ne te fais pas de réclamation
You don't need to surrender
Pas besoin de te rendre
I’m not taking aim
Pas besoin de viser
I don’t need a lover, no, no, no
Je n’ai pas besoin d’une amante, no, non, non
The wretched beast is tame
La Maudite bête est brisée
I don’t need a lover
Je n’ai pas besoin d’une amante
So blow out the flame
Alors souffle la flamme
There’s nobody missing
Il ne manque personne
There is no reward
Il n’y a pas de récompense
Little by little
Petit à petit
We’re cutting the cord
Nous coupons la corde
We’re spending the treasure, oh no, no
Nous gaspillons le trésor, Oh, non, non
That love cannot afford
Je ne peux me permettre cet amour
I know you can feel it
Je sais que tu peux le comprendre
The sweetness restored
La douceur retrouvée
I don’t need a reason
Je n’ai pas besoin de raison
For what I became
Pour ce que je suis devenu

I’ve got these excuses
J’ai toutes les excuses
They’re tired and they’re lame
Sont éculées et pitoyables
I don’t need a pardon, no no, no no, no
Je n’ai pas besoin de pardon, non, non, non,
There’s no one left to blame
Il n’y a personne à blâmer
I’m leaving the table
Je quitte la table
I’m out of the game
Je suis hors du jeu
I'm leaving the table
Je quitte la table
I'm out of the game
Je suis hors du jeu


Paroles : Leonard Cohen © Sony/ATV Music Publishing LLC  (Traduction : Roland Comte)