"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]
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mercredi 24 octobre 2012

MUSIQUE : JOHN LENNON "WORKING CLASS HERO"

Merci à mon amie Maryse2Rivières de m'avoir fait connaître cette chanson de John Lennon et ce clip vidéo. Elle avait remarqué que l'on y voit brièvement le livre de J.D. Salinger "The catcher in the rye" dont j'ai plusieurs fois parlé dans ce blog. Mais j'ai beaucoup aimé cette chanson, que je ne connaissais pas, et ce clip au montage particulièrement doué qui mêle images de l'enfance de Lennon, en passant par la période de leur gloire universelle, jusqu'à sa mort tragique, assassiné par un déséquilibré devant la porte de son immeuble à New-York, le 8 décembre 1980. Le clip a été réalisé pour le 70ème anniversaire de la naissance de John Lennon.



Paroles/Lyrics


Working class hero

As soon as you're born they make you feel small
Dès que tu seras né, ils te rabaisseront
By giving you no time instead of it all
En ne te donnant pas le temps de vivre
Till the pain is so big you feel nothing at all
Jusqu'à ce que la peine te submerge à tel point que tu ne ressentiras plus rien
A working class hero is something to be
Un héros de la classe populaire est quelque chose en devenir
A working class hero is something to be

They hurt you at home and they hit you at school
Ils te blesseront à la maison et ils te briseront à l'école
They hate you if you're clever and they despise a fool
Ils te haïront si tu es intelligent et ils te traiteront de fou
Till you're so fucking crazy you can't follow their rules
Jusqu'à ce que tu deviennes un tel putain de cinglé que tu ne pourras même plus suivre leurs règles
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

When they've tortured and scared you for twenty odd years
Quand ils t'auront torturé et effrayé pendant vingt affreuses années
Then they expect you to pick a career
Ils attendront de toi que tu fasses carrière
When you can't really function you're so full of fear
Alors que tu ne pourras même plus fonctionner tant tu seras pétri de peurs
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

Keep you doped with religion and sex and TV
Ils te garderont dépendant de la religion, du sexe et de la télé
And you think you're so clever and classless and free
Et tu te croiras si intelligent, si affranchi des classes et si libre
But you're still fucking peasants as far as I can see
Mais tu resteras un putain de manant, autant que je puisse en juger
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

There's room at the top they are telling you still
Ils te feront croire que ce bureau au sommet est pour toi
But first you must learn how to smile as you kill
Mais avant d'y arriver, il te faudra apprendre à sourire pendant que tu commettras des meurtres
If you want to be like the folks on the hill
Si tu veux devenir comme eux et grimper au sommet de la colline
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

If you want to be a hero well just follow me
Si tu veux être un héros, il te suffit de me suivre
If you want to be a hero well just follow me

[Thanks to Musique-ados pour les paroles]

J'ai passé deux bonnes heures à tenter de traduire les paroles de cette chanson et, comme toujours, j'ai buté sur la difficulté de passer de l'anglais au français. Pour arriver à rendre les idées de l'anglais, exprimées en quelques mots, nous devons, nous, Français, faire de lourdes périphrases, qui ne s'accordent plus du tout au rythme de la musique. Dans certains cas, je ne suis d'ailleurs malheureusement pas parvenu à traduire les mots de Lennon. J'ai alors improvisé en mettant à la place les idées qu'ils me suggéraient quitte à en trahir un peu le sens.

L'article de Wikipedia consacré à ce texte nous apprend qu'il s'agit de "l'une des chansons les plus cinglantes et les plus ouvertement politiques de Lennon (qui) explore les thèmes de l'aliénation et du statut social, de l'enfance à l'âge adulte." La chanson exprimait aussi la défiance que Lennon vouait aux religions, quelles qu'elles soient, les considérant comme l'un des plus dangereux outils de manipulation du peuple.  Lors de sa sortie, la chanson a aussi fait scandale dans les pays anglo-saxons et elle a même un temps été interdite de diffusion car elle comportait deux fois le mot "fucking". Sur le disque, ils ont été remplacés par des tirets et, en Australie, les mots honnis ont été purement et simplement censurés. 

Dans la première version de ce post, je m'interrogeais sur l'apparition, dans la vidéo, du chef d'oeuvre de J.-D. Salinger, "The catcher in the rye". Je comprends maintenant mieux l'allusion. Si "The catcher in the rye" a été le livre-culte d'une génération (et qu'il le restera), c'est parce qu'il dépeint l'inadaptation d'un jeune homme au moule dans lequel veut le couler la société, et la violence avec laquelle il réagit à cet avenir qu'on veut lui imposer. Le livre contient aussi beaucoup d'amour : cet amour que le jeune héros voudrait pouvoir manifester aux enfants innocents qui ne savent pas ce qui les attend au-delà du champ de seigle (la falaise). Lui qui a grandi et a fait le deuil de son enfance, lui qui a renoncé à l'avenir radieux auquel il se croyait promis, il voudrait à jamais rester ce gardien (the catcher in the rye = l'attrapeur dans les seigles), cet éternel veilleur qui reste sur le rebord de la falaise pour attraper les petits avant qu'ils ne tombent dans le vide, comme lui y est tombé.
 
La chanson et le livre traitent du même sujet : la révolte contre une société pétrie de principes auxquels les puissants qui les ont édictés ne se conforment pas. Après coup, je pense que, si la chanson a été interdite, ce n'est pas parce qu'elle contenait deux fois le mot "fucking" (qui, pris dans le contexte, n'a rien de vraiment choquant) mais parce qu'elle remet en question, d'une manière cinglante, toutes les bases de la société britannique : son traditionalisme ridicule, sa fausse bienséance, son système éducatif sclérosé, et surtout, Ô crime suprême, la religion  ! Le thème de cette chanson désabusée sur l'enfance et le mal-être n'est pas non plus si éloigné de ce qui est dénoncé par l'album des Pink FloydThe wall, et par le terrifiant film qu'en a tiré Alan Parker (Cf. mon blog ciné.)

Cette chanson a été reprise, entre autres, par Marianne Faithfull, David Bowie, Noir désir et, en dernier par Green Day (2007) sur la compilation Instant Karma : The campaign to save Darfur.

mardi 11 septembre 2012

CLIP MUSICAL : PINK FLOYD "ANOTHER BRICK IN THE WALL"

Cela ne fera que la 3ème fois que je publierai ce clip extrait du film The wall. Il faut de la ténacité car EMI, détenteur des droits, a supprimé les vidéos mises précédemment en ligne sur You Tube. Regardez ce clip, chaque détail compte, quant aux paroles et à la musique, elles sont purement géniales. Donc, pour la énième, je persiste et signe. Profitez-en tant qu'il est visible !!! J'ai rarement vu et entendu quelque chose de plus corrosif et de plus révolutionnaire. Sur le film voir ma critique sur Le blog ciné CinéRock07.



Lyrics/Paroles (Traduites par Roland Comte) 


The wall (Roger Waters/Pink Floyd)

You!
Hé, toi!
You! Yes, you!
Toi! Oui, toi!
Stand still, laddie!
Tiens toi tranquille, jeune homme!
When we grew up and went to school
Quand on grandit et qu’on va à l’école
Then when certain teachers who would hurt the children anyway they could
Et quand certains professeurs qui veulent blesser les enfants par tous les moyens possibles 
By pouring their derision upon anything we did
En traitant par la dérision tout ce qu'ils font
Exposing every weakness
En exposant chacune de leurs faiblesses
However carefully hidden by kids
Même les plus secrètes que cachent les enfants
What have we here, laddie?
Qu’avons-nous là, jeune homme ?
Mysterious scribblings?  A secret code?
Des griffonnages mystérieux? Un code secret?
No. Poems, no less
Non, des poèmes, rien de moins que des poèmes
Poems, everybody!
Des poèmes, Messieurs !
The lad here reckons himself a poet.
Ce garçon-là  se croit poète
“Money, get back. I’m allright, Jack.
“Argent, reviens. Je vais bien, Jack.
“Keep your hands off my stack.
“Bas les pattes, c'est à moi.
“New car, caviar, four-star dream.
“Une nouvelle voiture, du caviar, un rêve quatre-étoiles
“Think, I’ll buy me a football team.”
“Pense un peu, je m’achèterai une équipe de football. »
Absolute rubbish, laddie!
Foutaises, mon garcon!
Get on with your work
Fais plutôt ton travail
Repeat after me:
Répète après moi:
An acre is the area of a rectangle…
Un acre est la surface d’un rectangle …
Whose length is one furlong…
Dont la longueur est un furlong…
And whose width is one chain.
Et la largeur est une chaîne…
But in this town it was well known
Mais dans cette ville on sait très bien que
When they got home at night their fat and psychopathic wifes
Quand ils rentrent chez eux le soir retrouver leurs grosses femmes névrosées
Would thrash them within inches of their lives
Ils les rouent de coup chaque jour de leur vie

We don’t need no education
On n’a pas besoin d’éducation
We don’t need no thought control
On n’a pas besoin que l’on contrôle nos pensées
Teacher, leave us kids alone
Eh, les profs, fichez la paix aux gamins
Hey, teacher, leave them kids alone
Eh, les profs, fichez-leur la paix
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur

Wrong! Do it again!
Faux, recommence !
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
We don’t need no education
On n’a pas besoin d’éducation
If you don’t eat your meat, you can’t have pudding!
Si tu ne manges pas ta viande, tu n’auras pas de pudding!
We don’t need no thought control
On n’a pas besoin que l’on contrôle nos pensées
How can you have any pudding if you don’t eat your meat?
Comment pourrais-tu  avoir du pudding si tu ne manges pas ta viande ?
No dark sarcasm in the classroom
Pas de noir sarcasme  dans la classe

You! Yes, you, laddie!
Hé, toi! Oui, toi, jeune homme!
Poems, everybody. The lad here reckons himself a poet.
Des poèmes, Messieurs. Ce garçon se croit poète.
Teachers, leave them kids alone
Eh, les profs, fichez- la paix aux gamins
Hey, teachers
Hé, les profs
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
All in all it’s just another brick in the wall
Tout compte fait, c’est juste une autre brique dans le mur
We don’t need no education
Nous n’avons pas besoin d’éducation
No dark sarcasm in the classroom
Pas de noir sarcasme  dans la classe

Again! An acre is the area of a rectangle…
Encore. Un acre est  égal  à la surface d’un rectangle…
Whose length is one furlong…
Dont la longueur est un furlong
And whose width is one chain.
Et la largeur est égale à une chaîne.

Mother, do you think they’ll drop the bomb?
Mère, pense-tu qu’ils vont lâcher la bombe?
Mother, do you think they’ll like the song?
Mère, pense-tu qu’ils vont aimer la chanson ?
Mother, do you think they’ll try to break my balls?
Mère, pense-tu qu’ils vont me casser les couilles?
Mother, should I build a wall?
Mère, dois-je construire un mur ?
Mother, should I run for president?
Mère, dois-je me présenter comme président?
Mother, should I trust the government?
Mère, dois-je croire le gouvernement?
Mother, will they put me in the firing line?
Mère, me mettront-ils sur la ligne de feu?
Mother, am I really dying?
Mère, suis-je réellement en train de mourir?

Hush, now, baby, baby don’t you cry
Chut, maintenant, bébé, bébé ne pleure pas
Mama’s gonna make all your nightmares come true
Maman va rendre tous tes cauchemars réels
Mama’s gonna put all her fears into you
Maman va instiller toutes ses peurs en toi
Mama’s gonna keep you under her wing
Maman va te garder sous son aile
She won’t let you fly but she might let you sing
Elle ne te laissera pas t’envoler mais elle te laissera chanter
Mama’s gonna keep baby cosy and warm
Maman gardera son bébé douillet et au chaud  
Ooooh, babe
Oh, mon bébé
Ooooh, babe
Oh, mon bébé
Ooooh, babe, of course Mama’s gonna help build the wall
Oh, mon bébé, bien sûr que Maman t’aidera à constuire le mur
Hello. Hello. Is there anybody in there?
Hello, hello. Y a-t-il quelqu’un là-dedans?
Do you remember me?
Vous souvenez-vous de moi?

samedi 8 septembre 2012

UNE PHOTO ONIRIQUE





Today in 1987, twenty-five years ago, Pink Floyd's first album following the departure of Roger Waters, A Momentary Lapse Of Reason, was released in the UK. The memorable cover famously involved Storm Thorgerson and his team setting up 700 hospital beds on a beach in Devon.

Traduction :

Aujourd'hui, en 1987, il y a 25 ans que le 1er album des Pink Floyd après le départ de Roger Waters, A momentary Lapse of Reason (Une brève défaillance de la raison), sortait au Royaume Uni. La spectaculaire pochette est due à Storm Thogerson et son équipe et nécessita l'installation de 700 lits d'hôpital sur une plage du Devon.

Mes commentaires :

Selon Wikipedia, cette image onirique aurait été inspirée par les paroles de la chanson Yet another movie  et une vision de David Gilmour d'un lit dans une maison méditerranéenne. Le même article précise que la photo a nécessité l'installation de 800 lits (et non 700) sur la plage de Saunton Sands dans le Devon où plusieurs scènes du film "The Wall" avaient aussi été tournées. Si l'on regarde bien, on discerne aussi un deltaplane en haut à gauche de la photo. Il s'agirait d'une allusion à une autre chanson du même album Learning to fly (Apprendre à voler).

Il fallut deux semaines pour  réaliser ce cliché qui valut à son photographe, Robert Dowling, d'être récompensé de la Médaille d'or de l'Association of Photographers Awards [Wikipedia : A momentary lapse of reason]





samedi 4 août 2007

The Piper at the Gate of Dawn


« The piper at the gate of dawn » (Le joueur de pipeau aux portes de l’aurore »)

« Le chant aux portes de l’aurore » est le titre d’une nouvelle du recueil "Les Gardiens" qui sert d’introduction à l’un des textes que je considère comme l'un des plus somptueux de la SF : la « Trilogie de Corlay » de Richard Cowper, dont je parle par ailleurs (liste SF)[1]. Le texte français, mal traduit et bourré de coquilles, reste en outre très en-deça du texte original et mériterait une nouvelle édition. 

Dans une Angleterre post-cataclysmique, retournée à un mode de vie médiéval, l’Eglise officielle, toute puissante, impose son ordre de fer.

Dans cette première nouvelle, un jeune joueur de pipeau particulièrement doué, Tom, élevé par un magicien, Morfedd, accompagne le Vieux Pierre qui doit le conduire à York pour intégrer la chorale du Chapitre de la Cathédrale. Sans qu’il en ait conscience, sa musique est porteuse en soi, révolutionnaire et porteuse d’un message, celui de l’Oiseau Blanc qui menace la puissante Eglise et, à terme, s’imposera. L’innocent Tom paiera le prix de cette révélation en devenant le premier martyr de la Fraternité.

Viennent ensuite trois volumes :

- La route de Corlay (PF n°278. Denoël, 1979)
- La moisson de Corlay (PF n°350, Denoël, 1982)
- Le testament de Corlay (PF n°371, Denoël, 1983)

Ces quatre livres ont été publiés en France dans les années 1980, par Denoël dans sa prestigieuse collection, hélas disparue en 2000, Présence du Futur. Les titres les plus célèbres ont peu à peu été réédités par Gallimard dans sa collection Folio SF[2]. Cela n’est malheureusement pas le cas, pour l’instant, des livres de Richard Cowper, écrivain injustement méconnu. En attendant, et jusqu’à leur épuisement définitif, on peut encore les trouver en les commandant, soit « neufs » (mais il ne faut pas être trop regardant sur leur qualité : papier jauni, couvertures cornées, etc., soit d’occasion. En tout cas, je ne saurais trop vous recommander de vous les procurer au plus vite car on risque bientôt de ne plus les trouver, sous aucune forme, du moins tant qu'ils ne seront pas réédités.

En ce qui me concerne, je considère cette trilogie comme un incontournable de ma bibliothèque. Si vous n’aimez pas la SF, ne vous laissez pas arrêter par cette classification qui, comme toutes les classifications, est trompeuse. Si l’on tient absolument à la faire entrer dans un cadre, cette œuvre relève plus de la Fantasy, mais elle pourrait aussi être considérée comme un livre poétique, une réflexion philosophique, ou un excellent roman. C’est pour moi un véritable bijou, aussi bien sur le plan de la qualité de l’écriture, mais aussi quant à la magie qui se dégage de ce texte, « lumineuse tapisserie tissée avec les fils de l’espace et du temps » (« A tapestry of time », titre original du « Testament de Corlay »).

Le titre « Piper at the gates of dawn/Le chant aux portes de l’aurore » m’a beaucoup intrigué et je vous livre ici le résultat de mes recherches.

- C’est le titre du premier album des Pink Floyd, paru le 7 août 1967. Celui-ci est emprunté au septième chapitre d'un classique de la littérature enfantine britannique  « The wind in the willows » (Le vent dans les saules),de Kenneth Grahame, comparable, par certains côtés, à « Peter Pan » ou à « Alice in wonderland » (Alice au pays des merveilles). Ce livre était l’un des livres préférés de Syd Barett, l'un des auteurs les plus doués des Pink Floyd. Sur les onze titres de l’album, huit sont des compositions de Barett. Tous font référence à un « univers surréaliste où se bousculent gnomes gothiques, héroïnes diaphanes, chats diaboliques, épouvantails déprimés et fusées interplanétaires » [JM Oullion]. L’un de ces titres, « The gnome » est justement une « comptine pop déjantée qui évoque les Hobbits de Tolkien, avec une touche du « Wind in the willows » de Grahame. La chanson décrit le périple de Grimble Gromble, parti dans une grande aventure, et fait figure de sombre présage pour son auteur (…) [Idem]

Curieusement, c’est aussi un titre interprété par Van Morrison, autre musicien emblématique (mais je n’ai pas encore exploré cette piste).

Voici le texte de la chanson :

" Piper at the gates of dawn

" The coolness of the riverbank, and the whispering of the reeds

" Daybreak is not so very far away

" Enchanted and spellbound, in the silence they lingered

" And rowed the boat as the light grew steadily strong

" And the birds were silent, as they listened for the heavenly music

" And the river played the song

" The wind in the willows and the piper at the gates of dawn

" The wind in the willows...

" The song dream happened and the cloven hoofed piper

" Played in that holy ground where they felt the awe and wonder

" And they all were unafraid of the great god Pan

" And the wind in the willows...

" The wind in the willows...

" When the vision vanished they heard a choir of birds singing

" In the heavenly silence between the trance and the reeds

" And they stood upon the lawn and listened to the silence

" Of the wind in the willows...

" The wind in the willows...

" It's the wind in the willows..."

Traduction proposée par moi-même* :

" Le joueur de pipeau aux portes de l’aurore

" La fraîcheur des berges et le murmure des roseaux

" L’aube n’est pas très loin

" Enchantés et comme ensorcelés, dans le silence ils s'attardaient

" Et faisaient lentement avancer la barque tandis que la lumière augmentait

" Et les oiseaux faisaient silence pour écouter la musique céleste

" Et la rivière murmurait la chanson

" Le vent dans les saules et le joueur de pipeau aux portes de l'aurore

" Le vent dans les saules...

" Le rêve de chant survint et le joueur de pipeau aux pieds fourchus

" Jouait sur ce sol sacré où ils ressentaient l'horreur et l'émerveillement

" Et aucun d'eux ne craignait le grand dieu Pan

" Et le vent dans les saules...

" Le vent dans les saules...

" Lorsque la vision s'effaça,

le silence céleste entre l'extase et les roseaux

" Ils se tenaient sur la pelouse et écoutaient le silence

" Du vent dans les roseaux et le joueur de pipeau aux portes de l'aurore

" Le vent dans les roseaux ...

" C'est le vent dans les roseaux ..."


[*Avec l'aide de Marie-Cécile Oubrier et de Pierre-Philippe Fraisse]


[1] Fait partie du recueil de nouvelles : « Les Gardiens » PF n°259, Paris, Denoël, 1978.
[2] On peut trouver une histoire de la collection Présence du Futur sur Internet : http://farlen.free.fr/livres/pdf/pdfpres/histog.html