"...don't be stuck in the every day reality, allow yourself to dream, have faith in your wildest dreams." [AaRON]

"Ne restez pas scotchés à la réalité quotidenne. Permettez-vous de rêver. Croyez en vos rêves les plus fous..." [AaRON]

jeudi 16 décembre 2010

LA DERIVE SECURITAIRE DU GOUVERNEMENT SARKOZY CONTINUE !

Cliché CC par Robert Francis
Attention, si nous n'y prenons garde et ne manifestons pas notre opposition à cette accumulation de lois sécuritaires, la devise de la République française "LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE"  ne sera bientôt plus qu'un lointain souvenir.

Après le fichier Edvige, la loi Hadopi, la loi Davsi, nous avons maintenant, après la loi Lopsi 1, Lopsi2.

Sous ces titres innocents se cachent des atteintes répétées aux droits fondamentaux du citoyen français en contradiction avec tous nos textes fondateurs : Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (1789), la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948) et la Constitution de la République française (1958).

La loi Hadopi qui permet à l'Etat de surveiller le "téléchargement illégal" de films ou de musiques permet en fait à l'Etat de s'introduire sur les ordinateurs des citoyens et de les "tracer" par leur adresse IP (carte d'identité de chaque ordinateur).
La loi Dadvsi  sur le droit d'auteur (2006), qui l'avait précédée, poursuivait le même but. Nous avons maintenant la loi Loppsi (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure) qui élargit le champ sécuritaire lié aux nouvelles technologies. Mis bout à bout, ces trois éléments forment le véritable arsenal de la "cybersécurité", promue priorité par Nicolas Sarkozy. Loppsi 2 (2e du nom après la Loppsi de 2002), voulue par le président de la RépubliqueNicolas Sarkozy, serait dotée, selon le journal Le Monde, d'une enveloppe d'un milliard d'euros sur cinq ans (2010-2015). Il n'y a, paraît-il, pas d'argent dans les caisses de l'Etat, le trou abyssal de la Sécurité sociale et maintenant des retraites continue à se creuser, on renfloue les banques, mais il n'y a pas de problème pour lancer un plan afin de financer la chasse aux "cybercriminels" réels ou supposés d'un milliard d'Euros (1 milliard d'€ = 1000 millions d'€, je vous laisse calculer combien cela représente de SMIC et encore plus de RSA - revenu de solidarité active à 460,09 €/mois !!!)


Avec cette nouvelle mouture de la loi Loppsi, l'Etat n'est pas obligé de recourir à un juge pour vérifier la "légalité" des mouchards. Elle lui permet en effet  "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère".

Techniquement, le dispositif pourra être mis en place à toute heure, soit en s'introduisant dans tout lieu physique (avec mise en place d'une "clé de connexion" dans l'ordinateur à surveiller), soit par "transmission par un réseau de communications électroniques", en s'infiltrant à distance dans la machine à surveiller.

Loppsi 2 prévoit également la création d'un fichier informatique appelé Périclès. Ce système "d'analyse sérielle" permettra d'effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce "super-fichier" contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc.

Selon les informations du Monde, la collecte de ces données proviendrait entre autres de "traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes". Ces données ne seraient donc plus uniquement "collectées au cours de procédures judiciaires pénales" comme il était prévu dans le projet de loi originel.

Michèle Alliot-Marie a d'ailleurs précisé en janvier que 555 millions d'euros seraient affectés à la lecture automatisée des plaques d'immatriculation par vidéosurveillance, à la modernisation des fichiers d'empreintes génétiques et digitales, mais aussi à l'enregistrement vidéo des gardes à vue. Cette loi permettrait en outre, selon elle, de créer un délit d'usurpation d'identité sur Internet, mais aussi de pouvoir géolocaliser des internautes, ou de bloquer les sites (dont la liste serait fournie par le ministère) ne respectant pas la législation directement chez les fournisseurs d'accès. Pour ce faire, des "crawlers" (logiciels de recherche spécialisés), seraient mis en place par différents services du ministère, notamment l'OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication).

Mais les fournisseurs d'accès ne seraient qu'un des maillons de la chaîne, au même titre que les constructeurs d'appareils connectés par exemple. Ils pourraient donc se retrouver contraints de filtrer une partie du Web sur demande du gouvernement, comme l'explique Jean-Michel Planche, président d'honneur du Club français des entrepreneurs des télécommunications, et récemment consulté par la CCRSCE (Commission consultative des réseaux et services de communications électroniques) sur le sujet.

Cet article synthétise un article d'Olivier Dumons publié dans Le Monde.fr du 18/05/2009. V oir aussi l'article de l'Express : "Loppsi2, les dictateurs en ont rêvé, Sarkozy l'a fait" signé Jérémy MACCAUD (07/09/2010).

Français, réveillez-vous ! La belle devise de notre République, déjà bien sévèrement écornée (on peut rayer sans complexe l'égalité, gravement mise à mal par l'appauvrissement des classes laborieuses et moyennes et la fraternité, l'inégalité de traitement devant la justice, etc. et la fraternité, sinistrement piétinée par la "réflexion" de M. Besson sur l'identité nationale, récemment remise depuis peu au goût du jour par Jean-François Copé.

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